
Le leggings, ce pantalon moulant féminin, est également très à la mode en Iran. Problème : il n’est pas du tout du goût des autorités qui le considèrent trop éloigné de la tenue islamique réglementaire. Les femmes qui le portent courent ainsi le risque d’être arrêtées à tout moment.
Le chef de la police de Téhéran affirme avoir fait fermer temporairement, dans la capitale, plus de deux cents magasins qui avaient en stock ces "vêtements non conformes". L’apparition de ces leggings avait causé un certain émoi sur la Toile où un groupe Facebook "je déteste les leggings" a été créé par des ultraconservateurs qui considèrent que celles qui en portent vont tout simplement trop loin.
Un billet de blog intitulé "Une armée de leggings attaque Téhéran" a été particulièrement relayé par les sites conservateurs. Son auteur explique comment l’histoire de cette tenue moulante est née durant l'hiver 2012 par l’intermédiaire "des poupées Barbie de Téhéran" qui se sont subitement entichées de "cet étrange collant". Il poursuit en affirmant que les femmes sont particulièrement courageuses depuis qu’Hassan Rohani a été élu président en juin dernier - il est considéré comme la vitrine modérée du pouvoir iranien – et s’inquiète de l’apparition de leggings bariolés dans la capitale.
Photo publiée sur la page Facebook des "Amoureux des collants".
La riposte a été immédiate : sur une page Facebook baptisée les "Amoureux du collant", des internautes encouragent les habitantes à publier des photos d’elles portant le très controversé pantalon moulant, une initiative qui a recueilli à ce jour plus de 75 000 "j’aime".
En Iran, les femmes ont l’habitude de flirter avec l’interdit, beaucoup d’entre elles n’hésitent pas à se mettre du vernis à ongles ou à porter des sandales.
Photo publiée sur la page Facebook des "Amoureux des collants".




