lien
QUETTA, Pakistan (Reuters) - L'organisation extrémiste pakistanaise Lashkar-e-Jhangvi (LeJ), devenue selon les services de renseignement une menace majeure pour la sécurité, a revendiqué l'attentat commis samedi à Quetta contre la communauté chiite, qui a fait 47 morts et 130 blessés.
La majeure partie des victimes sont des membres de la communauté chiite, minoritaire dans le pays, qui est devenue depuis quelques années la cible d'attaques menées par des organisations extrémistes sunnites.
Un porte-parole de LeJ a revendiqué ce bain de sang, survenu près du grand bazar et d'une école de Quetta, dans l'ouest du Pakistan. Des cartables d'écoliers et des livres brûlés étaient éparpillés sur les lieux de l'explosion.
"J'ai vu de nombreux corps de femmes et d'enfants", a rapporté un témoin. "Une bonne dizaine de personnes sont mortes brûlées".
En janvier, LeJ avait revendiqué un attentat à la bombe à Quetta qui avait fait près de 100 morts. Des milliers de chiites avaient manifesté leur colère à travers le pays après cet attentat.
"C'est la poursuite des actions terroristes visant les chiites", a déclaré un responsable de la police de Quetta à propos de l'attentat de samedi.
L'islam sunnite est la religion majoritaire du Pakistan, avec 75% de la population. Les chiites, qui sont environ 20%, vivent principalement dans le nord-ouest du pays, près de la frontière afghane.
Michael Georgy, Guy Kerivel et Eric Faye pour le service français
(c) Copyright Thomson Reuters 2013. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp |