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Selon un sondage IFOP à paraître mardi 14 août dans L'Humanité, près de neuf Français sur dix (88 %) se déclarent favorables à un blocage temporaire du prix de l'essence et du gazoil, suivi par une baisse des taxes perçues par l'Etat sur les carburants en cas de hausse des prix. Les sympathisants du PS (95 %), du Front de gauche (95 %) et du Front national (93 %) adhèrent particulièrement à ces deux propositions. Chez les sympathisants de l'UMP, ce chiffre est de 78 %.
Pour autant, 60 % des personnes interrogées pensent que François Hollande ne bloquera pas le prix du carburant et ne réduira pas les taxes en cas de hausse des prix comme il s'y était engagé lors de la campagne présidentielle, un pourcentage identique à celui obtenu lors d'une enquête réalisée en janvier 2012 pour Ouest-France.
NOUVELLE HAUSSE DES PRIX
Pendant la campagne présidentielle, le candidat socialiste avait proposé de mettre en place un blocage pendant une période de trois mois. Après son élection, cette idée a été abandonnée en raison d'une baisse des pris à la pompe avant l'été.
Entre temps, les prix des carburants se sont remis à monter. Les prix du diesel et de l'essence ont nettement grimpé, d'environ 2 centimes, la semaine dernière en France, se rapprochant de leurs records de mars-avril, selon les relevés des prix publiés par le ministère de l'écologie. Le gazole, de très loin le plus utilisé dans l'Hexagone avec plus de 80 % de la consommation, a atteint 1,4246 euro du litre en moyenne, selon les chiffres de la Direction générale de l'énergie et du climat.
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Plutôt qu'un blocage des prix, que le gouvernement socialiste n'écarte pas pour autant, l'exécutif a annoncé la création d'une mission d'inspection sur la transparence des prix du carburant. "Les Français peuvent avoir confiance, nous agirons dans leur intérêt avec comme préoccupation leur pouvoir d'achat", a assuré le ministre des finances, Pierre Moscovici.