Le Premier ministre, Manuel Valls, a assuré lundi matin qu'il ne fallait pas changer de "feuille de route" et a demandé du "temps", en excluant toute démission ou dissolution de l'Assemblée nationale.
Sur RTL, le Premier ministre a lancé, au lendemain des Européennes qui ont placé le FN en tête : "Il faut du temps", et moi je demande ce temps". "Il y a une feuille de route qui a été tracée, et moi je ne veux pas changer cette feuille de route", a-t-il ajouté, précisant qu'il "fa(llait) que le quinquennat aille à son terme".
Manuel Valls s'est dit "convaincu que l'Europe peut être réorientée" au lendemain des élections qui ont vu les conservateurs du Parti populaire européen (PPE) demeurer le premier parti au Parlement européen.
"Je me suis engagé par cette campagne par conviction européenne parce que je suis convaincu que la place de la France est en Europe. Je suis convaincu que l'Europe peut être réorientée pour soutenir davantage la croissance et l'emploi, ce qu'elle ne fait pas depuis des années", a déclaré M. Valls sur RTL.
Il a également prôné "de nouvelles baisses d'impôt, notamment de l'impôt sur le revenu", dans le cadre de la loi de finances 2015. "Il faut de nouvelles baisses d'impôt, notamment de l'impôt sur le revenu parce que cette fiscalité pèse lourdement sur les couches populaires et sur les classes moyennes", a déclaré le Premier ministre sur RTL.
Mais il n'a pas écarté une éventuelle baisse du taux de rémunération du Livret A, de 1,25 à 1%. Des articles de presse font état d'une éventuelle baisse dans une quinzaine de jours de ce taux de rémunération. "Nous verrons, je ne commente pas les informations, les rumeurs", a répondu le Premier ministre, interrogé sur RTL sur cette possible baisse. "Nous avons encore quelques jours pour prendre un certain nombre de décisions", a ajouté le chef du gouvernement.
Manuel Valls a jugé "préoccupant" que les électeurs socialistes se soient "une nouvelle fois "massivement abstenus" aux européennes, dont les résultats ne l'ont pas surpris. "Il y a eu l'abstention massive, une nouvelle fois, des électeurs socialistes" et "c'est ça qui est évidemment préoccupant car, tant que nous n'avons pas réussi à les convaincre que nous sommes sur la voie du redressement, ils continueront à émettre des doutes", a-t-il indiqué.
