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Le Monde.fr avec AFP et Reuters | <time datetime="2013-12-19T21:16:00+01:00" itemprop="datePublished">19.12.2013 à 21h16</time>
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Jeudi 19 décembre, dans une interview au quotidien La Montagne, Mme Chirac a créé la polémique en dénonçant un projet de découpage qui voit le canton dont elle est l'élue depuis 1979 « purement supprimé, partagé en trois lopins de terre accrochés à des territoires ». Pour le contester, elle menace de saisir le Conseil d'Etat.
LE NOMBRE DE CANTONS DIVISÉ PAR DEUX
Des déclarations qui ont conduit le ministre de l'intérieur, Manuel Valls, à défendre la réforme du mode de scrutin, votée le 17 mai, et le découpage qu'elle implique. Celui-ci « se fait dans le respect du droit et sous le contrôle du Conseil d'Etat », a assuré le ministère dans un communiqué, jeudi. « En effet, ce sont des décrets en Conseil d'Etat qui arrêtent les limites des nouveaux cantons, et le ministère de l'intérieur suit strictement les recommandations de cette haute juridiction », explique-t-il.
La réforme prévoit que chaque canton comptera à partir de 2015 deux « conseillers départementaux » – le nouveau nom des conseillers généraux –, un homme et une femme. Or, ce que dénonce Mme Chirac, c'est qu'afin de ne pas accroître le nombre d'élus, le texte prévoit la fusion de certaines circonscriptions, ce qui conduit à diviser par deux le nombre de cantons.
Lire : Un binôme homme-femme sera désormais élu dans chaque canton
Mme Chirac redoute que « les petites communes (...) ne deviennent les parents pauvres dans ces futures unités, au bénéfice de communes plus importantes proches d'agglomérations comme Tulle ou Egletons », et préconise le regroupement « des cantons de Corrèze, Bugeat et Treignac ». Selon elle, « ils ont une forte et même identité, celle du massif des Monédières. Cette nouvelle unité aurait une vraie cohérence territoriale ».
« Je n'ai pas du tout été consultée et cela m'a peinée », a-t-elle regretté, jugeant que la disparition de son canton traduirait « une volonté de [l]'attaquer personnellement, en remettant en cause tout le travail (...) accompli au cours de [ses] mandats ».
Manuel Valls a lui défendu la nécessité d'un redécoupage « pour des raisons démographiques et pour installer partout la parité ». Confirmant qu'il avait reçu l'épouse de l'ancien président de la République pour aborder ce sujet, il a affirmé : « Il faut que ça change, partout, même en Corrèze. »