PARIS (AFP) - Le patron de PSA Peugeot Citroën Philippe Varin a réaffirmé jeudi après une réunion tripartite que le plan de restructuration du groupe est "proportionné", et rendez-vous a été pris pour une nouvelle réunion début décembre.
"Ce plan est proportionné au sérieux de la situation", a réaffirmé le président du directoire après un rendez-vous avec le ministre français du Redressement productif Arnaud Montebourg, des représentants syndicaux et des élus locaux.
"J'ai confirmé l'engagement pris au nom du groupe qu'aucun des collaborateurs ne serait laissé seul face à son problème d'emploi", a encore promis M. Varin.
"Nous sommes dans situation qui est difficile, elle nécessite que nous soyons créatifs sur les moyens à mettre en oeuvre, dans certains cas nous pourrons même faire jurisprudence", a-t-il conclu.
Une prochaine réunion tripartite est prévue en décembre, a annoncé par ailleurs M. Montebourg à la presse, précisant que le gouvernement avait une nouvelle fois demandé à PSA le reformatage de son plan social.
Des triparties auront lieu avant cela au niveau local le 8 novembre à Aulnay et le 9 novembre à Rennes.
"C'est la négociation avec les partenaires sociaux qui va nous permettre de voir l'effectivité de ces efforts", a-t-il dit.
Parmi les pistes, le ministre a évoqué "un certain nombre d'éléments de création de postes en interne du groupe, qui étaient extérieurs et qui seront internalisés", "des solutions pour les populations de salariés les plus fragiles et notamment les seniors" et "une solution pour chacun des salariés qui perdent leur emploi". Des efforts peuvent aussi être menés, "un travail "spécifique" pour améliorer la situation sur Rennes.
Les syndicats étaient mitigés sur cette réunion.
Philippe Varin "n'a strictement rien cédé au gouvernement et le gouvernement en la présence d'Arnaud Montebourg n'a strictement rien demandé", a regretté pour sa part Jean-Pierre Mercier (délégué CGT).
Anne Valleron (CFE-CGC) s'est pourtant félicitée que les engagements pris oralement par M. Varin sur le fait que chaque salarié serait accompagné "ont été pris devant le ministre, qui est un garant de ces engagements".
La tripartite a été l'occasion de débattre de "solutions innovantes pour assurer la continuité des emplois et la sécurisation des emplois avec les collectivités territoriales à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) et Rennes, deux plus touchés par la restructuration.
Sur ce point, le maire d'Aulnay Gérard Segura a souligné que la collectivité "jugerait sur pièce" le portefeuille d'emplois évoqué pour l'instant par PSA.
"Nous vérifierons qu'il s'agit d'emplois industriels, et si ça correspond aux besoins des salariés, nous prendrons des dispositions réglementaires pour que les choses avanceront", a-t-il insisté.
