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Un groupe lié à Al-Qaïda a revendiqué mardi les attaques contre les prisons d'Abou Ghraïb et de Taji, d'où des centaines de prisonniers se sont évadés la veille. (Lire: Plusieurs centaines d'évadés en Irak après l'attaque de prisons)
"L'Etat islamique en Irak et au Levant", organisation à la base des attaques, a affirmé avoir libéré plus de 500 de ses combattants. Tous se sont échappés de la prison d'Abou Ghraïb, rendue tristement célèbre par les sévices commis par des soldats américains sur des détenus en 2004.
"La plupart des détenus sont des hauts responsables d'Al-Qaïda qui ont été condamnés à mort", a indiqué mardi un membre de la commission de sécurité et de défense au Parlement.
Une opération à grande échelle a débuté pour retrouver les prisonniers. Le ministère de la Justice s'est refusé à chiffrer leur nombre, mais a affirmé que 108 avaient été repris. Selon lui, une vingtaine de membres des forces de sécurité et autant de détenus ont été tués en 10 heures d'affrontements lors de l'évasion.
afp/asch
Des attentats à la bombe lors de prières nocturnes du mois de jeûne de ramadan ont fait mardi soir douze tués et une cinquantaine de blessés parmi les fidèles de quatre mosquées sunnites en Irak, ont annoncé des responsables.
Les explosions ont eu lieu dans deux mosquées de Kirkouk, dans le nord du pays, à Kout, à 160 kilomètres au sud-est de Bagdad, et près d'une mosquée sunnite à Dora, un quartier sud de la capitale.
Vendredi, un kamikaze portant une ceinture d'explosifs avaient déjà tué 20 personnes dans une mosquée sunnite au nord-est de Bagdad.
Au moins 500 prisonniers se sont évadés de deux prisons proches de Bagdad après des attaques coordonnées contre elles ayant fait plus de 40 morts dans la nuit de dimanche à lundi, selon des membres du parlement et de la police.
Les attaques contre les prisons de Taji, au nord de Bagdad, et celle d'Abou Ghraib, prison rendue tristement célèbre par les sévices commis par les Américains à l'encontre de détenus irakiens en 2004, ont duré près de 10 heures, selon la police.
Aucun bilan n'a été donné concernant le nombre d'assaillants tués ou capturés. Vingt-et-un prisonniers sont morts et 25 ont été blessés dans des "émeutes" qui ont suivi l'attaque des prisons, a déclaré le porte-parole du ministère de la Justice.
Selon la police et des médecins de deux hôpitaux, au moins neuf membres des forces de sécurité, dont des policiers, soldats et gardiens de prison, ont été tués à Taji, et 11 à Abou Ghraib.
Les prisons irakiennes font constamment l'objet de tentatives d'évasion, de mutineries et d'autres troubles.
afp/pb
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