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Louis Burton a décidé de ne pas abandonner.
Photo : Marc Ollivier/Ouest-France
Le skipper vannetais Louis Burton (Bureau Vallée), victime d’une collision avec un chalutier dans la nuit de mardi à mercredi, a décidé de ne pas abandonner et de rentrer aux Sables-d’Olonne pour réparer son bateau.
Louis Burton, a pris la décision de rentrer aux Sables-d’Olonne pour réparer les avaries provoquées par la collision et a indiqué qu’il n’abandonnait pas.
Le benjamin de la flotte (27 ans) à jusqu’au 20 novembre 13 h 02, soit dix jours après le départ, avant de repartir.
Burton : « On y croit »
Le skipper attendait le verdict des techniciens de son équipe pour prendre une décision. Il avait, pour cela, envoyé dans la matinée des clichés de la pièce de gréement endommagée (galhauban bâbord) lors de la collision.
« Il y a peut-être moyen d’arriver à remonter aux Sables dans le délai imparti pour le retour au port, a-t-il déclaré sur le site de l'épreuve. On est en train d’essayer de faire faire sur mesure cette pièce mais ce n’est pas évident car ça prend environ trois semaines. Voilà, pour l’instant on y croit, je suis en tribord, j’essaye de faire avancer le bateau le plus vite possible pour gagner du temps par rapport aux Sables en sachant que je ne peux pas virer de bord sans risquer de tout mettre par terre. »
« Une très mauvaise visibilité »
Cette collision avec un chalutier est la 2e de la course après celle, lundi, dans les mêmes parages mais beaucoup plus violente, qui a contraint le Français Kito de Pavant (Groupe Bel) à abandonner.
La direction de course a indiqué avoir « reçu cette nuit à 03 h 10 heure locale (04 h 10 heure française, NDLR) l’appel du bateau Bureau Vallée. Louis Burton signalait avoir percuté sur le flanc bâbord un chalutier a environ 400 milles à l’ouest de Lisbonne ».
« En fait j’étais parti chercher un front et j’avais encore deux heures à faire avec 30-35 nœuds, epxlique le skipper. Il y avait une très mauvaise visibilité, une grosse mer. J’étais connecté, radars et AIS allumés. J’étais sous la casquette du roof en veille et je marchais à 20 nœuds à peu près puis j’ai entendu craquer derrière. J’ai tourné la tête et là j’ai vu longer un chalutier de taille moyenne. »
« Ça fait mal »
C'est donc déçu mais motivé que le navigateur reprend la route des Sables. Il lui reste environ 200 milles à parcourir pour revenir à bon port.
« Ça fait mal car un tel investissement, pendant si longtemps, avec tous les partenaires, avec Bureau Vallée, avec l’équipe, c’est une sensation d’arrêter brutalement à cause d’un choc comme ça, c’est une sensation d’injustice. Ça fait partie du sport mais ce n’est pas facile à gérer et je n’aurai pas cru que ça arriverait. »