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LEMONDE.FR avec AFP | 15.09.11 | 14h54 • Mis à jour le 15.09.11 | 15h59
Le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, présentera la demande d'adhésion d'un Etat de Palestine au secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, le 23 septembre à 12 h 30, sauf alternative "crédible". C'est ce que vient d'annoncer le ministre des affaires étrangères palestinien, Riyad Al-Malki, qui a fait référence aux contacts en cours avec les Etats-Unis et les Européens.
INTENSE ACTIVITÉ DIPLOMATIQUE
Israël et les Etats-Unis s'opposent à cette demande et prônent un retour à des négociations directes, totalement gelées depuis un an. Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a annoncé qu'il ira à l'ONU pour présenter la position d'Israël. "Je dirai la vérité, la simple vérité, qu'Israël veut la paix et a tenté de négocier depuis deux ans et demi. Nous savons que la paix dépend de la reconnaissance [mutuelle] et de la sécurité", a-t-il déclaré. "Des négociations directes de paix et une quête pour la paix, tels sont les deux messages que j'entends transmettre à l'Assemblée générale des Nations unies la semaine prochaine", a ajouté M. Nétanyahou, même si l'enceinte onusienne "ne constitue pas un terrain favorable à Israël et [que] des décisions très hostiles y ont été prises dans le passé". Le chef de la diplomatie israélienne, Avigdor Lieberman, avait déjà mis en garde les Palestiniens sur les "conséquences dures et graves" que pourrait entraîner cette demande d'adhésion.
Du côté des Américains, Dennis Ross, conseiller spécial du président Barack Obama, et David Hale, l'émissaire pour le Proche-Orient, ont été dépêchés mercredi dans la région pour tenter de dissuader les Palestiniens de présenter leur demande.
D'ici au 23 septembre, une intense activité diplomatique se poursuit. La chef de la diplomatie de l'Union européenne, Catherine Ashton, s'est entretenue, jeudi matin, à Jérusalem, avec Benyamin Nétanyahou pour la deuxième fois en vingt-quatre heures, avant de regagner Bruxelles. Elle avait décidé, mercredi, de prolonger son séjour en Israël pour poursuivre ses consultations et tenter de trouver une solution de compromis afin de "ramener les parties à la table des négociations".