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En pesant bien les mots, c'est une véritable guerre que vient de remporter notre armée à In Amenas. Et pas n'importe quelle guerre. Une guerre internationale. Dépassons le macabre comptage de morts qui est, en définitive, de très loin inférieur des plans des assaillants et de leurs commanditaires. Hier, à la fin de l'opération sur le site d'exploitation, on dénombrait sept morts parmi les otages abattus par leurs ravisseurs. Quand on sait qu'étaient présents sur le site plus d'un millier de travailleurs, qui ont été surpris dans leur sommeil au lancement de l'attaque terroriste, très tôt mercredi dernier, il nous faut admettre que le pire a été évité. D'autant que les terroristes étaient venus pour faire un carnage au vu de la quantité d'armes et d'explosifs qu'ils avaient sur eux. Ceci dit, prenons du recul pour mieux comprendre les desseins des assaillants. Une trentaine d'individus de différentes nationalités, fortement armés, s'attaquent à l'importante installation gazière algérienne. Dès le début, leur intention de prendre les travailleurs étrangers en otages est affichée. Des étrangers qui attaquent d'autres étrangers sur le territoire algérien, voilà «l'architecture» de l'objectif des criminels. Ce qui n'est rien d'autre qu'une guerre internationale avec pour théâtre l'Algérie. Quant à l'intention, par deux fois prouvée (incendie maîtrisé et les mines que nos artificiers sont en train de désamorcer) de s'en prendre aux installations du complexe, celle-ci visait à éliminer un point d'approvisionnement en gaz de l'Europe et dans le même temps porter atteinte à l'économie de notre pays. De toute évidence, la communauté internationale a, dans sa totalité, saisi la nature de cet objectif encore inédit dans le monde. Le Conseil de sécurité, Londres, Paris, Rome, Washington,... tous ont condamné, sans équivoque, cette opération terroriste. Pourquoi l'internationale du crime a-t-elle ciblé le territoire algérien pour ébranler la planète? Qu'on le veuille ou non, l'Algérie reste l'obstacle majeur à l'installation de la nébuleuse terroriste au Sahel. Plus encore, depuis l'intervention militaire française au Mali (cela protège également la Mauritanie) qui coupe tout espoir aux terroristes d'y installer leur sanctuaire d'où ils avaient programmé de «régner» sur toute la région. Il ne reste plus que l'immensité désertique sans vie possible sachant que le Niger est «protégé» par ses mines d'uranium. C'est tous les plans de «sahélisation» prévus pour délocaliser la «centrale» terroriste qui se trouvent réduits à néant. Oui! L'Algérie est un puissant rempart contre la multinationale du crime qui a pour objectif ultime de redessiner la configuration mondiale. Une puissance contre laquelle les criminels ont mis toutes leurs forces sans réussir leur coup. Ils n'auront réussi ni à faire plier l'Algérie, ni à internationaliser leur agression, ni à porter préjudice à l'économie algérienne et au marché gazier international par extension. La tête pensante de cette organisation criminelle est très certainement déjà sur d'autres coups pour laver l'échec d'In Amenas. C'est pourquoi la communauté internationale n'a plus de temps à perdre pour prendre des initiatives à la hauteur de la menace que fait peser ce fléau sans frontières. L'Algérie prendra, à coup sûr, en compte toutes les leçons de cette nouvelle épreuve que lui a imposée le terrorisme pour renforcer davantage encore ses moyens de défense. Repoussé du Mali, neutralisé en Algérie, le terrorisme est aux abois. On sait combien une bête blessée peut faire mal. Hillary Clinton sait que «les terroristes sont impitoyables». Donc il faut agir. Solidairement et vite!