En attendant, les députés UMP ont affiché leur unité nouvelle à l'Assemblée. La dissolution du groupe filloniste a été officialisée lors de la conférence des présidents et sera publiée au Journal officiel ce mercredi. Les quelque 70 députés du R-UMP doivent écrire à Claude Bartolone, président de l'Assemblée, pour signifier leur rattachement au groupe UMP, mettant fin à une scission intervenue au plus fort de la crise à l'UMP.
«La parenthèse des deux groupes est refermée, ouf !»
Une «unité retrouvée» dont les élus UMP se félicitent sur Twitter. La filloniste Valérie Pécresse affiche sa volonté de tourner la page et de regarder vers l'avenir : «S'opposer, proposer, détecter les talents pour les municipales. Au travail !» Tout comme l'élu de la Manche, Philippe Gosselin, qui juge «bon ce retour d'unité» qui est «nécessaire pour peser face à cette majorité qui doute plus qu'on le pense».
Unité retrouvée au groupe UMP et direction partagée au parti. S'opposer, proposer, détecter les talents pour les municipales. Au travail!
— Valérie Pécresse (@vpecresse) January 15, 2013
#directAN . Le gpe R-UMP dissous ce jour.Bon ce retour d'unité!Et necessaire pour peser face à cette majorité qui doute plus qu on le pense
— Philippe GOSSELIN (@phgosselin) January 15, 2013
«Première réunion de groupe de l'année : la parenthèse des deux groupes est refermée, ouf !» s'enthousiasme, photo à l'appui, le député UMP de l'Ain, Xavier Breton. Toutefois, dans l'attente de la publication au JO, deux questions ont encore été posées au nom du groupe Rassemblement-UMP lors de la séance des questions d'actualité au gouvernement de ce mardi.
#AN #UMP Première réunion de groupe de l'année : la parenthèse des 2 groupes est refermée , ouf ! twitter.com/bretonxavier/s…
— Xavier BRETON (@bretonxavier) January 15, 2013
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Bientôt des états généraux de l'UMP
L'annonce, dans l'après-midi, de la nouvelle équipe dirigeante - condition sine qua none à la dissolution du R-UMP - par Jean-François Copé devait sceller la paix entre les deux camps. Comme attendu, le copéiste Luc Chatel et le filloniste Laurent Wauquiez deviennent vice-présidents. Quatre autre ténors ont aussi ce titre : Jean-Claude Gaudin, Brice Hortefeux et Roger Karoutchi, soutiens de Jean-François Copé et Christian Estrosi, soutien de François Fillon. La pro-Copé Michèle Tabarot et la pro-Fillon Valérie Pécresse sont quant à elles nommées secrétaires générales. Copéiste, Marc-Philippe Daubresse devient secrétaire général adjoint. L'ancien Premier ministre qui avait soutenu le député-maire de Meaux, Jean-Pierre Raffarin, est nommé président du conseil national.
«Je veux dire combien je souhaite l'esprit le plus collégial», a insisté le président de l'UMP. Il faudra néanmoins du temps pour que la réconciliation soit définitive et la confiance totale. La «fusion des équipes» a été source de tension, chaque camp soupçonnant l'autre de vouloir prendre l'avantage. La commission d'investiture du parti, éminemment stratégique en vue des municipales de 2014, et la commission chargée de réécrire les statuts du mouvement seront d'ailleurs co-présidées par Copé et Fillon.
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