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Créé le 25/05/2012 à 15h05 - Mis à jour le 25/05/2012 à 16h48

Vincent Peillon pour sa première visite dans une école primaire / AFP
Opération transparence à l'éducation nationale. Depuis vendredi matin, le grand public peut avoir accès à 17 rapports des inspections générales menées en 2011, sur l'école maternelle, le remplacement des enseignants, la réforme du baccalauréat professionnel ou encore sur la réforme de la formation des enseignants. Autant de mines d'information sur le fonctionnement du système éducatif, qui peuvent être consultés sur le site du ministère de l'Education nationale. Vincent Peillon avait annoncé cette semaine que les rapports "cachés ces dernières années" seraient publiés, reprenant ainsi à son compte des critiques faites par plusieurs organisations, notamment les parents d'élèves de la FCPE, sur la rétention par le précédent gouvernement de droite de notes et rapports.
Des rapports désormais systématiquement publics
Par souci de "transparence" et pour "contribuer utilement au débat public", le nouveau ministre de l'Education nationale, Vincent Peillon, a fait publier vendredi 17 rapports des inspections générales qui sont autant de mines d'informations sur le système éducatif.
Tous datés de 2011, ces rapports abordent l'école maternelle, le remplacement des enseignants, les premiers internats d'excellence, le suivi de la réforme du baccalauréat professionnel ou encore la mise en oeuvre de la très controversée réforme de la formation des enseignants.
Le ministère a expliqué qu'il publiait ces rapports pour "se mettre en conformité avec un engagement du président (François Hollande) pour une République exemplaire" et "instaurer une nouvelle relation de confiance entre l'Ecole et la nation". Désormais, tous les rapports des inspections générales ont d'ailleurs "vocation à être publiés", selon le ministère, les 17 étant "les plus récents" mais "les plus anciens seront publiés dans les jours qui viennent".
Ces rapports publiés sur le site www.education.gouv.fr donnent un aperçu des problématiques qui sous-tendent le milieu scolaire et donnent une base de travail à la nouvelle équipe en place rue de Grenelle. Ils évoquent pêle-mêle le problème des remplacements, la nécessité d'une formation "adaptée" pour les professeurs de maternelle, les risques de sortie du système éducatif après la classe de seconde professionnelle ou encore le coût des internats d'excellence. En voici quelques morceaux choisis.
Large état des lieux de l'état de l'école
Le ministère explique par exemple que l'administration a une connaissance "très imparfaite du nombre réel des absences" des enseignants du public. Si, dans le primaire, les remplacements se font "dans des conditions satisfaisantes dès le premier jour, il n'en est pas de même" en collèges et lycées.
L'enseignement public, où des milliers de postes de remplaçants ont été supprimés depuis 2007, "est par ailleurs confronté à une insuffisance des viviers des professeurs remplaçants que, pour le moment, ni le recours à Pôle emploi, ni l'appel à de jeunes retraités ne permettent de compenser".
Selon un autre rapport, il faut offrir aux professeurs de maternelle une formation "importante" et "adaptée", avec une "ouverture aux autres cultures de la petite enfance", d'autant plus que la réforme de la formation a mis l'accent sur les savoirs par disciplines (français, histoire, sciences, langues...), ce qui n'est pas le plus utile pour faire classe à des élèves de trois à six ans.
Un rapport soulève aussi le coût important des internats d'excellence, par exemple 10.000 euros par an et par interne à celui de Sourdun (Seine-et-Marne), hors masse salariale, ce qui pose la question de leur pérennité car ils ont bénéficié grâce au grand emprunt de "moyens exceptionnels" qui, par nature, ne sont pas renouvelables.
Quant à la réforme du bac pro (passé de quatre à trois ans), elle va bien permettre à plus d'élèves de devenir bacheliers, mais "un peu plus d'un jeune sur cinq ne passe pas en première", une "hausse des sorties" qui "constitue une alerte sur le fonctionnement de la seconde professionnelle".
(avec AFP)