Un des trois policiers présentés devant un juge d'instruction dans l'affaire du viol présumé d'une touriste canadienne dans les locaux de la PJ parisienne est ressorti, ce samedi soir, libre et sous le statut de témoin assisté. Il n'y avait donc pas assez d'éléments pour le mettre en examen. Il y a eu «peut-être, un emballement», a souligné l'avocat du fonctionnaire, Me Gustave Charvet à la sortie du palais de justice.<btn_noimpr></btn_noimpr>
SUR LE MÊME SUJET
Son client conteste toute relation sexuelle avec la plaignante.
A 23h30, ses deux collègues de la Brigade de recherche et d'intervention (BRI), autrefois appelée l'antigang, étaient toujours en cours de présentation devant le juge.
L'un des policiers soupçonnés de ce viol qui aurait eu lieu au 36, quai des Orfèvres à Paris, a reconnu dans la nuit
de vendredi à samedi, avoir eu une relation sexuelle avec la plaignante, mais assure qu'elle était consentante.
Au total, quatre policiers avaient été placés en garde à vue dans cette affaire. L'un d'eux est ressorti libre, sans charges contre lui. Quant aux deux autres suspects, ils n'ont pas modifié leur version initiale et nient toute relation sexuelle avec la jeune femme.
Le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire pour «viol en réunion» et «modification de l’état des lieux d’un crime». Les trois policiers, qui appartiennent à la célèbre Brigade de recherche et d’intervention (BRI), sont soupçonnés d'avoir fait disparaître les bas et les lunettes de la jeune femme.
VIDEO. Viol présumé au Quai des Orfèvres : trois des quatre policiers devant le juge
Les résultats des prélèvements ADN attendus
Les faits présumés se sont déroulés dans la nuit de mardi à mercredi. La touriste canadienne de 34 ans affirme avoir rencontré les hommes de la BRI dans un pub irlandais du quartier Saint-Michel où beaucoup de policiers ont leurs habitudes. Après une soirée arrosée dans le quartier Saint-Michel, la plaignante affirme avoir accepté de suivre les policiers au siège de la police judiciaire parisienne, juste de l'autre côté de la Seine. C'est en ressortant, visiblement sous le choc, qu'elle a affirmé à l'agent de faction avoir été violée. Sa plainte a rapidement été recueillie au commissariat du IVe arrondissement
De premiers examens médicaux ont été réalisés ainsi que des prélèvements ADN, mais on ignore encore samedi le résultat des analyses.
Des perquisitions ont aussi été menées au domicile des policiers par les enquêteurs de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), la «police des polices», qui se sont également déplacés sur le lieu du viol présumé. L'IGPN
a également été saisie par la Préfecture de police d'une enquête administrative sur ces faits.
«Le fait même d'être venus après une soirée dans les locaux de la PJ risque d'entraîner des sanctions» affirme une source au ministère de l'Intérieur. Interrogé à Marseille, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a assuré vendredi qu'il prendrait toutes les sanctions qui s'imposent si les faits étaient établis.





Des policiers suspectés de viol au siège de la police judiciaire