Suivi quotidien, flash d'actualités touchant l'économie,culture,environnement, société, politique,poésie, l'international.
Des manifestants contre l'offensive israélienne à Gaza dans le quartier de Barbès-Rochechouart à Paris affrontent les forces de l'ordre le 19 juillet 2014 JACQUES DEMARTHON AFP
</aside>SOCIETE - Retour sur les violences qui ont émaillé le rassemblement dans la capitale ce samedi....
Ce samedi à Paris, les sympathisants pro-palestiniens, ont bravé l'interdiction de manifester samedi à Paris.
La manifestation avait été interdite vendredi par la préfecture de police, évoquant des «risques graves de trouble à l'ordre public» après les heurts du 13 juillet devant deux synagogues, en marge d'un autre rassemblement.
Samedi à la mi-journée, le président de la République François Hollande avait lancé une dernière mise en garde depuis le Tchad, où il se trouve en visite officielle, avertissant que «ceux qui veulent à tout prix manifester en prendront la responsabilité».
«Que la manifestation soit autorisée ou non, il va y avoir des centaines ou des milliers de jeunes qui vont converger vers Barbès samedi», avait prévenu vendredi Alain Pojolat, du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), seul parti politique à avoir maintenu son appel au rassemblement.
A 15h, ils se sont en effet massés, certains avec des pancartes, sur le carrefour Barbès, près de la Gare du Nord, selon des journalistes de l'AFP. «Palestine vivra, Palestine vaincra», ont-ils scandé sous l'œil attentif de nombreux CRS en position.Selon des sources policières, ils étaient au moins un millier au rendez-vous. Pour les organisateurs, entre 5.000 et 10.000.
«C'est l'interdiction qui nous a donné envie de venir», ont expliqué Louisa et Mourad, 26 et 27 ans. «Ce qui se passe à Gaza est très grave et on nous empêche de crier notre colère en manifestant.»
.
Dès le début du mouvement, au moins deux drapeaux israéliens ont été déchirés et brûlés, sous les applaudissements de la foule. En tête du cortège, de jeunes hommes, keffiehs sur le visage, défiaient les CRS en les filmant avec leurs smartphones, avant les premières altercations. Le rassemblement a alors rapidement dégénéré en affrontements avec les forces de l'ordre.
Une centaine de manifestants s'en sont pris aux CRS et gendarmes mobiles «principalement avec des jets de projectiles», pierres et bouteilles, selon une source policière.
Le climat restait particulièrement tendu en fin de journée et l'air irrespirable en raison de nombreux tirs de gaz lacrymogène. Il n'y a pas eu de blessé dénombré.
Dans une grande confusion, les manifestants, parmi lesquels beaucoup de jeunes hommes, se sont dispersés dans les rues du quartier, croisant des familles parties faire leurs courses ou des touristes ébahis non loin du Sacré Cœur.
>> revivez les événements de la manifestation de samedi par ici
Dans un bruit assourdissant de pétards et de sirènes de police, des passants étaient en pleurs, un mouchoir ou un foulard sur le visage. Bars et commerces, rapidement pris d'assaut, ont baissé leurs rideaux et replié leur terrasse dans la panique.
En fin d'après-midi, une vingtaine de manifestants, certains portant le drapeau palestinien sur les épaules, jetaient sur les forces mobiles de grosses pierres récupérées sur un chantier. D'autres cassaient un trottoir pour récupérer des pavés.
Selon une source policière, 38 personnes avaient été interpellées vers 19 heures pour jets de projectiles, violences contre les forces de l'ordre et outrage. Quatorze policiers ont été blessés, selon cette source.
Les boulevards autour de Barbès étaient recouverts de bris de glace, entre abribus et cabines téléphoniques détruites, et deux camionnettes de la RATP étaient calcinés au milieu de la chaussée, ainsi que des poubelles, selon des journalistes de l'AFP.
La maire de Paris a réagi dans la soirée sur Twiter en condamnant les violence et en appelant à l'apaisement. et «à l’expression pacifique des convictions dans le respect des principes républicains qui nous rassemblent».