Jeudi, l'accusation avait requis contre lui 12 années de réclusion au moins, affirmant qu'il avait usé de «son autorité et sa notoriété» pour «infantiliser» des femmes présentant des «fragilités» et mieux abuser d'elles. Dans un dossier reposant sur les témoignages des plaignantes, elle avait souligné à quel point leurs récits étaient «similaires» concernant le déroulement des faits au cabinet de Pallardy, dans sa maison d'une voie privée du XVIe arrondissement parisien.
Ce vendredi, les avocats de la défense avaient plaidé l'acquittement, et surtout demandé un verdict «juste», soulignant a contrario que le nombre des plaignantes «ne fait pas la vérité». Et, en l'absence de «preuves objectives», ils avaient rappelé à la cour que «le doute doit profiter à l'accusé».
Dans ce dossier, et «c'est très rare, il n'y a que des déclarations, on s'est contenté uniquement des déclarations, exclusivement des déclarations», avait lancé son avocat Me Hervé Témime, demandant à la cour «avec la plus grande confiance d'être justes».
Pallardy parle de «transferts» sur sa personne
Tout au long des trois semaines d'audience, Pierre Pallardy a nié les faits, arguant que les plaignantes s'étaient méprises sur des gestes thérapeutiques de «méthode puissante et dangereuse», qui pouvaient en outre faire ressurgir des souvenirs enfouis de violences sexuelles, ou avaient fait des «transferts» sur sa personne.
Pierre Pallardy, auteurs de best-sellers de bien-être et habitué des plateaux télés qui refusait de la clientèle, avait été interpellé en 2006 à la suite de la plainte d'une patiente. C'est l'existence d'une première plainte remontant à 2004 mais alors classée sans suite qui avait convaincu les enquêteurs de contacter les clients listés dans les agendas de l'ostéopathe, débouchant sur une série d'accusations similaires.

