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mercredi 09.11.2011, 05:04 - La Voix du Nord
Le 2 janvier 2008, Claudine Dupont, 43 ans, était embauchée par la structure Multiservice aux personnes (MAP), située route nationale à Vitry-en-Artois. ...
Mais le 16 juillet 2009, cette habitante de Mont-Saint-Éloi était licenciée. En première instance, aux prud'hommes d'Arras, la justice a reconnu que son licenciement pour inaptitude était sans cause réelle et sérieuse. « J'avais refusé de transformer des CDI titularisés en contrats aidés où l'employeur ne payait pas, surtout que ça enlevait des heures à mon équipe », explique Mme Dupont. Tenant tête au président de l'association, l'ancienne employée a dès lors subi une campagne de harcèlement orchestrée par son supérieur. « Des insultes, devant témoin, il appelait mes collègues pour savoir où j'étais », se souvient-elle, avant de tomber en dépression.
Dans un premier temps, la justice prudhomale n'a pas retenu le harcèlement, malgré les témoignages écrits des collègues. Mais en appel, à Douai, le harcèlement moral a été reconnu. La cour d'appel a estimé en juin que Claudine Dupont, défendue par Jean-Marie Morel (CFDT), a bien été « victime de faits répétés de harcèlement (humiliation et vexations devant l'équipe, pression exagérée pour faire pleurer la salariée) qui ont gravement nuit à sa santé ». Au final, la MAP devra verser près de 25 000 E à la victime. Mais pour l'heure, cette dernière n'a rien touché. « Le problème, c'est que la MAP est en plan de continuation jusque 2019 et ne veut pas payer, explique Claudine Dupont.
La souffrance que j'ai encore aujourd'hui m'incite à me battre jusqu'au bout pour obtenir réparation du harcèlement ». •
S. C.