«On envisage assez sérieusement de rapatrier une grosse partie de l'équipe sur place», a indiqué le co-directeur de l'association, Christian Lombard, en précisant que la décision «sera prise conjointement avec un Conseil d'administration extraordinaire .
" lundi ou mardi». Aucune précision n'a été donnée sur une éventuelle date de retour de l'équipe de Triangle Génération Humanitaire au sein de laquelle les trois disparus, deux jeunes femmes et un homme, travaillaient «depuis mars 2011».
«Cela pourrait ressembler à un enlèvement parce qu'ils ont disparu depuis hier après-midi (samedi) mais on n'a aucune information qui nous permette d'affirmer cela», a ajouté, prudent, M. Lombard, qui est «en contact régulier» avec le représentant de l'ONG au Yémen.
Interrogé sur d'éventuelles menaces reçues par les trois disparus, le responsable a déclaré qu'il «n'y en avait pas eu» et que l'équipe était «parfaitement tranquille dans la région» de l'Hadramout (sud-est du Yémen).
Les trois Français, qualifiés d'«humanitaires expérimentés» et qui travaillaient avec «une équipe de 17 Yéménites» à Seyoun, ont disparu samedi «entre 13h15 et 14 heures» heure locale entre leur bureau et leur maison, selon l'ONG.
Selon un responsable des services de sécurité yéménite, à Aden et qui a requis l'anonymat, «le plus probable, c'est qu'ils ont été enlevés».
Leur disparition a été confirmée à Paris : «Nous avons reçu cette information en provenance de notre ambassade à Sanaa de la disparition de trois de nos compatriotes au Yémen, a déclaré le porte-parole du Quai d'Orsay, Bernard Valero. Mais, il ne confirme pas la thèse de l'enlèvement. «Nous ne sommes pas en mesure d'établir exactement ce qu'il s'est passé, confie, le porte-parole à France-Info. qui souligne que «tout est fait» pour les retrouver. Samedi, le Quai D'orsay a dit ne pas être en mesure de donner les identités des trois disparus.
Jeudi, le ministère français des Affaires étrangères avait appelé tous les Français se trouvant au Yémen à «quitter provisoirement le pays au plus vite», en raison des affrontements de plus en plus violents entre manifestants réclamant le départ du président Ali Abdallah Saleh et forces de l'ordre. Vendredi, le Quai d'Orsay avait précisé avoir fait partir du pays les personnels non essentiels de son ambassade.
Le Yémen est le théâtre de fréquents enlèvements d'étrangers par des tribus, qui ont recours à cette pratique généralement pour faire pression, qu'il s'agisse de la libération d'un des leurs prisonniers ou de la construction de routes.
Plus de 200 ressortissants étrangers y ont été enlevés ces 15 dernières années et la grande majorité ont été libérés sains et saufs.

