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LEMONDE.FR avec Reuters, AFP | 13.09.11 | 08h05 • Mis à jour le 13.09.11 | 17h09

Silvio Berlusconi et Herman Von Rompuy, mardi 14 septembre à Bruxelles.REUTERS/THIERRY ROGE
Le plan d'austérité du gouvernement italien visant à rassurer les marchés et mettre les comptes à équilibre d'ici à 2013 sera présenté aux députés italiens, mercredi 14 septembre. L'annonce par le chef du gouvernement, Silvio Berlusconi, a été faite alors que l'Italie cherche à assurer des débouchés pour ses titres de dette, notamment en Chine.
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M. Berlusconi a rencontré dans la matinée le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, et devrait s'entretenir avec le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso et le président du Parlement européen, Jerzy Buzek, au siège de l'institution à Strasbourg dans l'après-midi.
LA CHINE AU SECOURS DE LA DETTE ITALIENNE ?
Dans la matinée, le ministère des finances italien a confirmé que l'Italie a eu des contacts avec le patron du fonds souverain chinois CIC, Lou Jiwei. Il s'agissait, selon le Financial Times, d'évoquer l'achat par Pékin d'obligations italiennes. Cette information a été démentie par un secrétaire d'Etat italien à l'économie, affirmant que ces discussions portaient sur des investissements à caractère industriel.
L'Italie a émis mardi un total de près de 6,5 milliards d'euros d'obligations dont les taux se sont envolés lors d'une émission considérée comme un test, signe de la méfiance des investisseurs. L'intervention de la Banque centrale européenne (BCE) sur le marché obligataire depuis début août a permis dans un premier temps une nette détente des taux italiens. Mais le regain d'angoisse sur les marchés ces derniers jours a entraîné un fort rebond de ces taux, le plan d'austérité de 54,2 milliards d'euros en cours d'adoption par le Parlement italien n'ayant pas réussi à rassurer les investisseurs. La dette italienne, qui atteint plus de 1 900 milliards d'euros (120 % du PIB), est à environ 50 % entre les mains des Italiens, le reste étant détenu en premier lieu par des investisseurs européens, puis par des investisseurs asiatiques et enfin américains.