Suivi quotidien, flash d'actualités touchant l'économie,culture,environnement, société, politique,poésie, l'international.
Tout s’accélère pour Stéphane Richard. Le PDG d’Orange vient d’être mis en examen pour « escroquerie en bande organisée » dans le cadre de l’enquête sur l’affaire Tapie. Il a été présenté ce mercredi, avec l’ancien président du Consortium de réalisation (CDR), Jean-François Rocchi, aux juges chargés de l'enquête sur l'arbitrage de 2008 en faveur de Bernard Tapie.
La présentation de Stéphane Richard à un juge d’instruction a eu lieu dans la journée à l’hôpital de l’Hôtel-Dieu. A deux pas du Palais de Justice, ce dernier abrite les urgences médico-judiciaires et dispose d’une salle spécialisée, la salle Cusco, pouvant accueillir des gardés à vue nécessitant une surveillance médicale. Des propos qui confirment une information de BFMTV qui faisait état d'un malaise du patron d'Orange dans la nuit de lundi à mardi, suivi d'une hospitalisation. Me Jean-Etienne Giamarchi, son avocat, a déclaré qu’il était à l’Hôtel-Dieu en raison de son état de fatigue après la première journée d’audition qui s’est terminée à 1h du matin. « Il est confiant et combatif. Il a d’ores et déjà quitté les lieux », a assuré mercredi en fin d’après-midi le porte-parole.
Placés en garde à vue, l'ex-directeur de cabinet de Christine Lagarde et Jean-François Rocchi, l'ancien dirigeant de la structure chargée de gérer le passif du Crédit Lyonnais, ont été entendus lundi et mardi par les enquêteurs de la Brigade financière sur leur rôle dans la décision de recourir à cet arbitrage ayant clos en 2008 le litige entre la banque et l'homme d'affaires. Cet arbitrage a permis à Bernard Tapie d’obtenir 403 millions d’euros d’indemnités, intérêts inclus. Les juges d’instruction du pôle financier cherchent à savoir si cet arbitrage a été entaché d’irrégularité et s’attachent pour cela à démonter la chaîne de prises de décision ayant conduit au choix de recourir à un tribunal privé.
Depuis 2008, Christine Lagarde a toujours revendiqué la responsabilité de l’arbitrage et la décision de renoncer à en demander l’annulation. L’ex-ministre devenue directrice du FMI a été placée sous le statut de témoin assisté le 24 mai par les juges de la Cour de Justice de la République dans le volet ministériel de l’enquête. . Il n’y a eu « ni ordre, ni instruction, ni pression particulière » de l’Elysée pour aller à l’arbitrage, avait affirmé à plusieurs reprises Stéphane Richard à l’AFP, ajoutant que la décision de recourir à un arbitrage avait été proposée par M. Rocchi lors d’une réunion à l’été 2007 en présence du secrétaire général de l’Elysée, Claude Guéant. L’ex-patron du CDR a démenti cette version des faits peu après.
LES ECHOS