Retour à la liberté pour la plupart des quelque 350 personnes interpellées ce week-end à l’issue de la mobilisation des anti-mariage gay. Mardi après-midi, seules vingt d’entre elles demeuraient en garde à vue. Toutes avaient été interpellées lors des violents affrontements qui ont secoué l’esplanade des Invalides dimanche soir. De source judiciaire, certains devraient passer mercredi en comparution immédiate au tribunal correctionnel de Paris pour «violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique». En cause : des jets de projectiles sur les CRS et gendarmes mobiles.
Quatre autres interpellés du week-end passaient ce mardi après-midi en comparution immédiate. Une personne arrêtée samedi sur les Champs-Elysées, accusée d’entrave à la circulation et de non-dispersion après sommation des forces de l’ordre, une personne pour port d’arme prohibée (une arme blanche) et outrage. Les deux dernières comparutions immédiates concernent des opposants au mariage gay, qui manifestaient lundi devant le lycée Buffon, dans le XVe arrondissement de Paris, et qui ont été interpellées en possession de couteaux.
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Parallèlement, 19 personnes ont été déférées à la mi-journée pour l’occupation du siège du Parti socialiste, dimanche. Dans l’attente d’un placement sous contrôle judiciaire, comme l’a requis le parquet, elles seront jugées le 25 juillet pour violation de domicile. Ces militants appartiennent à la mouvance identitaire.
Le gros des interpellés a donc été remis en liberté, écopant d’un simple rappel à la loi. 159 personnes ont ainsi été relâchées lundi. Les faits reprochés étaient plutôt minimes : non-dispersion à l’issue de sommations des forces de l’ordre. Au parquet de Paris, on explique néanmoins que de futures procédures judiciaires pourraient être entamées si les enquêteurs parviennent à exploiter les photos et bandes vidéo produites dimanche soir.
