Publié le 14.06.2012, 23h00
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Aung San Suu Kyi, la charismatique dirigeante de l'opposition birmane, a été victime d'un léger malaise jeudi après-midi au terme d'une journée marquée par un appel devant l'ONU à Genève aux investisseurs et aux gouvernements étrangers pour aider le processus démocratique en Birmanie. | Sebastien Bozon
Aung San Suu Kyi, la charismatique dirigeante de l'opposition birmane, a été victime d'un léger malaise jeudi après-midi au terme d'une journée marquée par un appel devant l'ONU à Genève aux investisseurs et aux gouvernements étrangers pour aider le processus démocratique en Birmanie.
Arrivée la veille au soir à Genève depuis Rangoun, elle a été accueillie jeudi matin par les 4.000 délégués de 185 pays à la conférence de l'Organisation internationale du travail (OIT).
Elle participait à une conférence de presse quand elle a été prise de vomissements. Aung San Suu Kyi, une fleur fraîche dans les cheveux, s'est excusée en souriant et a regagné précipitamment son hôtel. Elle venait de plaisanter en soulignant combien elle avait "perdu l'habitude du décalage horaire" après ces longues années d'absence de liberté. "Je suis totalement épuisée et désorientée", avait-elle dit.
Elle sortait d'un entretien avec le chef de la diplomatie suisse, Didier Burkhalter, qui l'a assurée du "soutien concret" de son pays au processus de démocratisation en Birmanie, avec notamment l'ouverture d'ici à cinq mois d'une ambassade de Suisse à Rangoun et le financement d'une série de projets de coopération.
Aung San Su Kyi doit partir vendredi pour Oslo via l'aéroport de Zurich. Elle va recevoir en Norvège son prix Nobel octroyé en 1991.
La militante birmane se rendra ensuite en Grande-Bretagne, en Irlande et en France.
