Au départ, le gouvernement voulait limiter cette mesure aux ménages les plus démunis. Mais les parlementaires ont décidé d'aller plus loin pour prendre en compte les classes moyennes qui ont des fins de mois difficiles. Selon une récente enquête, deux Français sur trois seraient à découvert au moins une fois par an et 28% chaque mois, selon un sondage du comparateur de tarifs Panorabanques.com.
Des avancées non négligeables pour les ménages
Alors que le lobby des banques a fait pression lors du débat parlementaire pour limiter cette mesure, écrivant au gouvernement pour souligner «que cette disposition coûterait des sommes considérables pour les principales banque», les avancées pour les ménages ne sont pas négligeables. Jusqu'à présent les frais de «commission d'intervention» étaient plafonnés entre 163 euros par mois à 458 euros pour l'établissement le plus cher.
«Pour certains particuliers, les frais de commission d'intervention représentent de 5% à 15% du budget mensuel», constate Serge Maître, le secrétaire général de l'Association française des usagers de banque (Afub). Selon l'association de consommateurs, qui dénonce depuis longtemps ces frais jugés excessifs, les commissions d'intervention pouvaient atteindre jusqu'à 350 euros par mois pour un seul client.
Pour les banques, ces commissions d'intervention rapportent aux établissements bancaires près de 1,8 milliards par an. L'application de cette mesure devrait leur coûter 600 millions d'euros. Les associations de consommateurs se disent vigilantes et vont observer l'évolution des tarifs des banques dans les prochaines semaines pour savoir si elles ne cherchent pas à compenser par un autre biais ce qu'elles viennent de perdre.

