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Bébé mort in utero: «On m?a dit qu?il y avait trop de mamans»

Bébé mort in utero: «On m’a dit qu’il y avait trop de mamans»
Créé le 03/02/2013 à 19h12 -- Mis à jour le 03/02/2013 à 21h42    lien 
 
Bébés à la maternité.

Bébés à la maternité. SINTESI/SIPA

TEMOIGNAGE – Solène, 26 ans, a aussi accouché à la maternité Port-Royal à Paris (14e), où un bébé est mort in utero, jeudi, semble-t-il à cause du manque de place…

«Les sages-femmes étaient dépassées.» Contactée par 20 Minutes, Solène, 26 ans, n’a pas été «complètement étonnée» lorsqu’elle a entendu l’histoire dramatique révélée dans Le Parisien, dimanche, d’un bébé mort in utero à la maternité Port Royal (14e). «On se doutait que s’il y avait des nuits avec des accouchements difficiles, ce serait compliqué», assure-t-elle.

La jeune femme se souvient de son accouchement, son premier, dans la nuit du 11 au 12 octobre 2012. «Quand je suis arrivée, on m’a dit qu’il y avait trop de mamans. J’ai demandé à rester car je ne savais pas où aller», raconte-t-elle. Elle se souvient du «stress», de «l’ambiance tendue» qui régnait dans les services cette nuit-là, rythmée par les «14 accouchements et deux césariennes».

Neuf heures avant d’intégrer sa chambre

Heureusement, son accouchement se déroule bien. Mais après la naissance, elle ne peut pas intégrer une chambre, faute de place. «Je suis restée dans une petite salle de pré-travail, entre 5h du matin et 14h, sans prendre de douche. Personne n’a changé mon bébé», regrette-t-elle. «Le personnel mettait du temps à arriver lorsque j’appelais, même pendant le travail.»

Solène ne remet pas en cause les compétences des sages-femmes, «très professionnelles», précise-t-elle. Mais elle reconnaît qu’elles étaient «débordées». «Certaines m’ont avoué que la maternité prenait trop de dossiers pour des raisons économiques», assure-t-elle.

A la sortie, elle a hésité à écrire à la direction. «Peut-être aurais-je dû», reconnaît-elle aujourd’hui.

William Molinié
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