Un homme suspecté par la Direction centrale du renseignement intérieur française (DCRI) d'appartenir à une association de malfaiteurs à des fins terroristes a été abattu mardi soir après une course poursuite avec la police belge. Agé de 30 ans, cet Algérien, domicilié à Bruxelles, était également connu de la police belge pour être lié au milieu du grand banditisme de la capitale belge.
Mardi soir, il circulait à bord d'un véhicule Nissan 4x4 portant des plaques françaises entre Tournai et Bruxelles. Il a été pris en chasse par des policiers qui lui ont demandé à plusieurs reprises de s'arrêter. Il n'a pas obtempéré et a dirigé son véhicule vers celui de la police, avant de tirer sur les policiers. Ces derniers ont répliqué, le blessant mortellement.
Des armes et des munitions découvertes à son domicile
Manuel Valls, le ministre de l'Intérieur, a "souligné le caractère étroit de la coopération opérationnelle franco-belge qui a prévalu depuis plusieurs mois dans ce dossier, avec l'implication, côté français, de la Direction centrale du renseignement intérieur. Il a aussi "tenu à exprimer son entière solidarité avec le Royaume de Belgique et sa détermination à poursuivre la coopération bilatérale dans la lutte longue et difficile contre le terrorisme".
Le parquet fédéral belge avait reçu à la fin de l'année dernière deux commissions rogatoires de la part des autorités françaises sur le suspect. L'enquête a permis de démontrer qu'il achetait du matériel militaire et divers accessoires comme des vêtements en kevlar ou des viseurs longue distance. Elle a également établi un lien avec un vol à main armé commis dans un restaurant de Bruxelles le 21 mars. Après la course poursuite et la fusillade mortelle sur l'autoroute, du matériel paramilitaire, de nombreuses armes, des munitions et des explosifs ont aussi été découverts à son domicile bruxellois. Une femme a été interpellée dans le cadre de l'enquête.
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