Le patron de l'UMP parisienne, Philippe Goujon, a jugé samedi, que les positions des Verts et du PS sur la drogue créent un climat «permissif qui fait que certains ne voient pas la différence entre le licite et l'illicite». «Je ne veux pas faire d'amalgame, mais l'approche par les Verts et le PS de la question de la drogue, qui passe pour les Verts par la légalisation et pour certains socialistes par la dépénalisation, créé un climat favorable, permissif, qui fait que certains ne voient pas la différence entre le licite et l'illicite, entre le bien et le mal», a-t-il déclaré. Mais Florence Lamblin «doit bénéficier de la présomption d'innocence», a ajouté Philippe Goujon, qui est lui-même député-maire du XVe arrondissement.
Pour sa part, Patrick Trémège, conseiller UMP de Paris et élu du XIIIe arrondissement, a «condamné très fermement le climat de banalisation provoqué par des élus comme les socialistes Jean-Marie Le Guen et Daniel Vaillant ou les Verts Yves Contassot et Denis Baupin, qui ont un discours de permissivité vis-à-vis de la drogue.»
Le porte-parole national d'Europe Écologie-Les Verts, Jean-Philippe Magnen, a affirmé samedi que son parti n'avait «rien à voir» avec la mise en examen de Florence Lamblin. «Si les faits sont avérés, ils sont graves et il faut qu'ils soient condamnés», a-t-il déclaré. «Je souhaite qu'elle ne soit pas coupable, mais si elle l'était, la justice doit faire son travail», a ajouté Jean-Philippe Magnen. Il reste que «ces faits n'ont rien à voir avec EELV ni son activité d'élue». Selon lui, «ça ne concerne pas le mouvement». Enfin il relève : «On ne cite que son nom» alors que d'autres «personnes sont concernées».
Le responsable du Front national à Paris, Wallerand de Saint-Just, a dénoncé samedi «la pourriture à tous les niveaux» après la mise en examen d'une élue EELV du XIIIe arrondissement pour blanchiment d'argent de la drogue. «On peut l'affirmer: une des premières causes de l'insécurité angoissante qui nous envahit, c'est la corruption généralisée aux plus hauts niveaux. Les cas de cette élue écologiste et des responsables policiers de Marseille nous le prouvent», écrit M. de Saint-Just dans un communiqué intitulé «la pourriture à tous les niveaux».

