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Francophonie : Hollande a rencontré Kabila en tête-à tête

Francophonie : Hollande a rencontré Kabila en tête-à tête

V.F. | Publié le 13.10.2012, 08h19 | Mise à jour : 17h13  
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| BERTRAND LANGLOIS / POOL / AFP
Venu participer au sommet de la francophonie à Kinshasa, a rencontré samedi, en privé, le de la République démocratique du Congo Joseph Kabila. Durant cet entretien qui a duré une trentaine de minutes et où les ministres français (Affaires étrangères), Yamina Benguigui (Francophonie) et Pascal Canfin (Développement) étaient également présents, M.
 

Hollande a parlé des prochaines élections locales en RDC ainsi que du meurtre du journaliste et militant des droits de l'homme congolais Floribert Chebeya en juin 2010.

Des progrès « trop timides » dans l'organisation des élections

François Hollande a estimé que la réforme attendue de la Commission électorale (Céni) pour les élections locales qui se tiendront en 2014 en RDC tout comme la création d'une commission des droits de l'Homme, adresseraient des « signaux positifs » à la communauté internationale. « S'il y a eu des progrès, encore trop timides, ces derniers jours, il y a un processus en RDC et je souhaite qu'il soit conduit jusqu'à son terme », a-t-il déclaré à la presse, à l'issue de son entretien avec le président congolais.

Les agresseurs de Chebeya « doivent être condamnés »

Hollande a aussi insisté sur la nécessité que le procès des assassins se tienne et que ses agresseurs soient condamnés. Une audience cruciale du procès en appel des huit policiers, accusés de l'assassinat en 2010 de M. Chebeya, a été reportée au 23 octobre, une dizaine de jours après le sommet de la Francophonie.

« La démocratie et les droits de l'homme », une priorité



La fin de la Françafrique

Vendredi à Dakar, devant l'Assemblée nationale sénégalaise, le président français
avait annoncé «la fin de la Françafrique, sa foi en l'avenir du continent noir, de son économie et de sa jeunesse et sa volonté d'entretenir avec lui une relation "sincère». Un discours très attendu après celui de Nicolas Sarkozy il y a cinq ans. En rupture avec la politique africaine parfois trouble menée par l'Elysée, le président avait tenu à rappeler la richesse de la relation binationale passée et présente tout en se tournant vers une Afrique du futur : «Il ne s'agit pas de générosité, il s'agit de solidarité et de compréhension de ce qu'est l'avenir du Sénégal et du continent.»


 

LeParisien.fr

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