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Bruxelles demande à ArcelorMittal de suspendre les fermetures de sites

 

 

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Bruxelles demande à ArcelorMittal de suspendre les fermetures de sites

Le Monde.fr | <time datetime="2013-02-12T17:05:01+01:00" itemprop="datePublished">12.02.2013 à 17h05</time> • Mis à jour le <time datetime="2013-02-12T17:46:42+01:00" itemprop="dateModified">12.02.2013 à 17h46</time>

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<figure class="illustration_haut"> "table ronde de haut niveau" sur l'avenir de l'industrie européenne, à laquelle participaient les industriels du secteur, des syndicalistes, mais aussi plusieurs ministres. Arnaud Montebourg, le ministre du redressement productif, et ses homologues belge, Jean-Claude Marcourt, et luxembourgeois, Etienne Schneider, étaient notamment présents.

"Ce n'est pas une demande exagérée, nous invitons juste ArcelorMittal à attendre deux ou trois mois, le temps que nous finalisions un plan de soutien à l'acier, afin de voir si cela ne peut pas l'aider à sauver des usines", a argumenté M. Tajani.

Plusieurs pistes ont été évoquées lors de cette table ronde, comme un relèvement des taxes douanières sur les importations d'acier extra-communautaire, un plan de soutien à la recherche et développement, un allégement des contraintes législatives et réglementaires, ainsi que l'instauration d'une taxe carbone aux frontières de l'Europe. Ce plan pourrait être finalisé lors d'un sommet compétitivité prévu à la fin du mois de mai à Bruxelles, au plus tard en juin, affirmait-on dans l'entourage du commissaire européen à l'industrie.

"CE JOUR EST À MARQUER D'UNE PIERRE BLANCHE"

"Cette demande de moratoire montre qu'un commissaire européen n'a plus peur de s'attaquer à une multinationale", s'est aussitôt réjoui M. Montebourg, qui assurait ne pas avoir été mis au courant de cette initiative avant son arrivée à Bruxelles. "Je suis désolé, ArcelorMittal profite des subsides publics en toutes circonstances, comme beaucoup des activités industrielles de l'acier, il est donc normal qu'un droit de regard s'exerce sur ces activités", a ajouté M. Montebourg.

 "Ce jour est à marquer d'une pierre blanche, a renchérit M. Marcourt. C'est la première fois dans l'histoire de la Commission européenne qu'un commissaire interpelle directement une entreprise."

Le commissaire européen Tadjani a souligné que l'acier était "un secteur crucial pour la croissance de l'Europe", car "dans chaque secteur, on a besoin d'acier". Il a rappelé également que le but de la Commission européenne était de faire en sorte que 20 % du PIB de l'UE soit assuré par l'industrie en 2020, "avec une place très importante pour l'acier".

Interrogé par Le Monde, Robrecht Himpe, le dirigeant d'ArcelorMittal présent à cette table ronde, n'a pas souhaité commenter la sortie de M. Tadjani. Selon nos informations, il aurait néanmoins fait part de sa désapprobation au cours de la réunion, estimant que la Commission n'avait pas à "interférer" dans la vie d'une entreprise.

Dans l'entourage de M. Montebourg, on indiquait ne pas savoir pour le moment quelles pouvaient être les conséquences de cette demande sur l'avenir du site de Florange (Moselle). L'accord, signé le 30 novembre dernier entre le gouvernement et ArcelorMittal, indique en effet que les deux hauts-fourneaux de Florange seront éteints à la fin du mois de mars. Un arrêt qui, selon les syndicats du site, signera l'arrêt de mort de la production de fonte liquide en Lorraine.

Pour aller plus loi, lire en édition Abonnés : L'errance permanente de la sidérurgie en France

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<figure class="illustration_haut"> </figure></article> ArcelorMittal dément vouloir céder sa filiale algérienne

 

 

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Le numéro un mondial de la sidérurgie ArcelorMittal a démenti vouloir céder le contrôle de sa filiale d'Annaba à l'Etat algérien, ajoutant qu'il réitérait "son engagement à rester en Algérie". ArcelorMittal et le ministère algérien de l'industrie se sont réunis pour discuter de la stratégie visant à augmenter la production d'acier à Annaba.

 

Dimanche, l'ancien secrétaire général du syndicat d'entreprise Smaïn Kouadria avait déclaré que "l'Etat via le groupe public Sider va prendre prochainement le contrôle de la majorité du capital du complexe sidérurgique" d'ArcelorMittal d'El Hadjar, près d'Annaba. La presse algérienne avait même fait état de "nationalisation" du complexe sidérurgique.

 

De son côté, le quotidien francophone El Watan avait indiqué que le montant de la transaction devrait s'élever à quelque 200 millions de dollars ajoutant que le groupe public Sider qui détient déjà 30 % d'ArcelorMittal Annaba verrait sa part passer à 51 %. Le complexe sidérurgique d'El Hadjar est détenu actuellement à 70 % par ArcelorMittal et à 30 % par Sider.

 

En janvier 2012, l'ancien Premier ministre algérien Ahmed Ouyahia avait promis que l'Etat allait intervenir pour empêcher une éventuelle fermeture du complexe sidérurgique d'El-Hadjar, alors confronté à une crise de trésorerie. ArcelorMittal a par la suite conclu un accord avec une banque publique algérienne portant sur une ligne de crédit de 140 millions d'euros destinés à financer un plan de développement qui devait lui permettre d'augmenter ses capacités de production.

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