Suivi quotidien, flash d'actualités touchant l'économie,culture,environnement, société, politique,poésie, l'international.
Policiers, voyous, politiques et prostituées gravitaient autour du palace lillois.
Dodo La Saumure annonce être attendu jeudi prochain, à 14 heures, au Palais de justice de Lille. «J'ai reçu une convocation, assure le proxénète belge, gérant de plusieurs maisons closes, à Libération. Je sais que je dois être confronté, mais je ne sais pas encore à qui.» Dominique Alderweireld - son vrai nom - a été mis en examen le 23 janvier dernier dans le cadre de la procédure du Carlton pour «proxénétisme aggravé en bande organisée» puis placé sous contrôle judiciaire. Certaines filles travaillant dans ses maisons en Belgique se seraient rendues à des parties fines organisées pour DSK. Dodo pourrait être confronté à René Kojfer, ex-chargé des relations publiques de l'hôtel Carlton et mis en examen dans le dossier.
A lire aussi «Pas saumâtre» le portrait de Dodo la Saumure.
Jeudi, c'est sa compagne Béatrice Legrain, elle aussi mise en examen dans le cadre de la procédure, qui a été convoquée par les juges d'instruction lillois. Toujours d'après Dodo la Saumure, elle a été confrontée pendant 45 minutes environ à David Roquet, le patron d'une filiale d'Eiffage dans le Nord, soupçonné d'être l'un des instigateurs des parties fines organisées pour l'ancien patron du FMI. Lui et Béatrice Legrain se sont croisés au restaurant l'Aventure à Paris en mars 2009, lors d'une de ces soirées à laquelle participait DSK. La compagne de Dodo la Saumure s'était rendue à Paris accompagnée d'une jeune fille travaillant dans l'un de ses "bars montants" - nom donné aux maisons closes en Belgique - et les amis lillois de DSK. «La confrontation s'est très bien passée», assure Dodo la Saumure.
Dans le cadre de cette procédure judiciaire ouverte pour proxénétisme, neuf personnes, dont Dominique Strauss-Kahn, sont mises en examen pour proxénétisme aggravé. Le nom de DSK est cité par plusieurs femmes qui disent avoir eu des relations sexuelles avec lui. Mais l’ancien directeur du FMI assure qu’il ignorait que les femmes présentes aux parties fines auxquelles il a participé étaient des prostituées. Le 19 décembre, la justice a rejeté ses requêtes en nullité