Selon nos informations, plus de cinq mois après la mort de deux jeunes à Echirolles dans la banlieue de Grenoble, neuf personnes (et non huit comme annoncé dans un premier temps) ont été interpellées jeudi matin et placées en garde à vue. Certaines d'entre elles pourraient être déférées et mise en examen dans le cadre de l'information judiciaire ouverte début octobre pour assassinats. Ces personnes seraient des proches des premiers jeunes interpellés après le drame.
Le 28 septembre 2012, Kevin Noubissi et Sofiane Tadbirt, deux jeunes de 21 ans, avaient été massacrés à coups de couteaux et de marteaux par une bande rivale dans la banlieue d'Echirolles. Un «regard de travers» avait été évoqué dans un premier temps pour expliquer ce crime odieux, qui avait provoqué le déplacement de François Hollande auprès des familles et suscité une immense mobilisation des habitants de Grenoble.
Peu de temps après les faits, une dizaine de personnes avaient été interpellées puis mises en examen. Le procureur de Grenoble avait ensuite évoqué «un effet de groupe qui va perdre les pédales et se livrer à une violence aveugle» avec «ceux qui vont porter les coups de couteau, ceux qui vont utiliser une arme à grenaille, celui qui va utiliser une bouteille, celui qui va utiliser un marteau, et puis il y a tous les autres, qui vont donner des coups de pied».