Bousculant le service d'ordre, les manifestants ont gagné la salle où venait juste de s'exprimer le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, aux cris de «aucune usine ne doit fermer» ou «interdiction des licenciements».
Ils ont ensuite déployé une banderole «non à la fermeture de PSA Aulnay». Après quelques instants de confusion, le premier secrétaire du PS, Harlem Désir, a invité l'un des protestataires à s'exprimer. «Nous sommes venus ici dans un esprit de dialogue», a assuré Jean-Pierre Mercier, délégué CGT de PSA Aulnay.
Le responsable syndical a réclamé un «médiateur avec de réels pouvoirs, de réelles compétences de médiation qui puisse mettre le pouvoir politique du gouvernement dans la balance pour qu'on obtienne au moins satisfaction sur le fait qu'on ne finisse pas au chômage. Ce n'est pas à Peugeot de faire sa loi.» «Nous sommes devant une direction qui est butée, qui ne veut pas négocier, qui ne veut pas discuter», a-t-il accusé.
Les manifestants ont évacué les lieux au bout d'une vingtaine de minutes. Ils devaient être reçus par plusieurs responsables du PS, dont les députés Guillaume Bachelay et Jean-Marc Germain.
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