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Les dossiers de reprise de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne (Seine-Maritime) portés par les groupes panaméen NetOil et libyen Murzuq Oil ont été jugés recevables et seront examinés par le tribunal de commerce de Rouen lors d’une prochaine audience, a-t-on appris mardi de sources syndicales.
Le juge commissaire et les administrateurs judiciaires, qui ont examiné les offres - quatre au total - durant le week-end pascal, ont donné la primeur de leur décision mardi au comité d’entreprise de la raffinerie qui emploie 470 salariés. La date de l’audience au tribunal de commerce n’a pas encore été fixée.
L’intersyndicale CGT-CFDT-CFE-CGC s’est aussitôt félicitée de cette décision qu’elle réclamait. «C’est très bonne nouvelle», a déclaré, à l’issue de la réunion du comité d’entreprise à la raffinerie, Jean-Luc Brouté, secrétaire général du syndicat CGT.
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Deux autres dossiers de reprise avaient été déposés, respectivement par Oceanmed Seasky System Limited, basé à Hong Kong, et GTSA, une société luxembourgeoise. «Les administrateurs ont considéré que les dossiers n’étaient pas complets ou qu’ils ne comprenaient pas de mandat officiels», a précisé Jean-Luc Brouté. Une assemblée générale des salariés est prévue mercredi sur le site.
Cette décision des administrateurs intervient alors que la raffinerie, dont la liquidation a été prononcée le 16 octobre dernier, dispose d’une autorisation de poursuite de son activité jusqu’au 16 avril.
Au total, plusieurs dizaines de candidats se sont manifestés pour reprendre la raffinerie depuis son dépôt de bilan en janvier 2012, mais, jusqu’à présent, aucun n’a été en mesure déposer un dossier complet. Le tribunal a pourtant repoussé à huit reprises la date limite de dépôt de leurs offres. Ouverte en 1929, la raffinerie avait déposé son bilan le 24 janvier 2012 à la suite de la faillite de sa maison mère suisse.