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Le Point.fr - Publié le <time datetime="2013-02-26T16:32" itemprop="datePublished" pubdate=""> 26/02/2013 à 16:32</time>

Le président de la banque centrale américaine, la Fed, Ben Bernanke, a réaffirmé mardi avec force le cap de la politique de soutien extraordinaire à la reprise économique suivi par la Réserve fédérale. Il a également exhorté les élus à éviter les coupes budgétaires censées entrer en vigueur automatiquement au 1er mars, affirmant que "ce poids supplémentaire à court terme" serait "important" à l'heure où "le rythme sous-jacent de la croissance économique reste lent".
"Dans l'environnement économique actuel, les bénéfices des rachats d'actifs, et, plus généralement, de la politique d'assouplissement monétaire sont évidents", a déclaré Ben Bernanke devant la Commission bancaire du Sénat. Alors que le chômage reste très élevé pour le pays (7,9 %), le chef de la Réserve fédérale a redit que, en l'absence, à ses yeux, de menace d'inflation, la lutte pour le redressement du marché de l'emploi était la priorité.
"Le maintien d'un chômage élevé a des coûts importants : c'est non seulement une épreuve pour les chômeurs et leur famille, mais cela porte aussi préjudice à la vitalité et au potentiel économique de notre économie dans son ensemble", a-t-il dit. Alors que la question du niveau d'endettement du pays cristallise les oppositions entre démocrates et républicains, Ben Bernanke a également estimé qu'un taux de chômage élevé risquait de déboucher sur "une hausse du déficit et de la dette" en réduisant les recettes de l'État et en augmentant ses dépenses.