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LEMONDE.FR avec AFP | 17.02.12 | 15h14 • Mis à jour le 17.02.12 | 15h30

Le siège de l'Inspection générale des services, rue Hénard dans le 12e arrondissement de Paris.AFP/François Guillot
L'enquête sur les fadettes de journalistes du Monde qui travaillaient à l'automne 2010 sur l'affaire Bettencourt était à l'époque conduite par le procureur de Nanterre Philippe Courroye, mis en examen dans cette affaire, et qui avait confié les investigations à l'IGS.
Le commissaire Daniel Jacquème, numéro deux de l'Inspection générale des services, a accusé M. Courroye, devant la juge d'instruction Sylvia Zimmermann, d'avoir explicitement demandé à son service le contenu de SMS du journaliste Jacques Follorou.
M. Courroye, tout comme la procureure adjointe de Nanterre, Marie-Christine Daubigney, réfute cette affirmation, assurant n'avoir "jamais demandé le contenu des correspondances, c'est-à-dire des SMS échangés".
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"OBTENIR LE CONTENU DE SMS"
Claude Bard, patron de Daniel Jacquème à l'IGS, a été entendu comme témoin assisté jeudi dans cette enquête pour apporter ses explications, a-t-on dit de source proche de l'enquête.
Daniel Jacquème avait expliqué en janvier aux juges d'instruction les circonstances dans lesquelles M. Courroye a demandé à l'IGS d'enquêter. "Le 28 septembre 2010, à 11 heures, M. Courroye (...) a contacté [le directeur de l'IGS Claude] Bard pour savoir si, par réquisition, il était possible d'obtenir le contenu des SMS", a dit le commissaire Jacquème.
"M. Bard entrait en réunion, il lui a demandé de prendre attache avec moi et lui a précisé que, selon lui, ce n'était pas possible car il fallait une commission rogatoire technique", a déclaré le policier sur le procès verbal dévoilé par Le Monde.
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