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Le Point.fr - Publié le <time datetime="2013-03-11T22:23" itemprop="datePublished" pubdate=""> 11/03/2013 à 22:23</time> - Modifié le <time datetime="2013-03-11T22:28" itemprop="dateModified"> 11/03/2013 à 22:28</time>
Dans un entretien accordé au Monde mardi, Bernard Charlès, le directeur général de l'éditeur de logiciels Dassault Systèmes concède réfléchir à quitter la France, comme le lui propose son conseil d'administration.
Il invoque non pas la taxe de 75% mais "l'alourdissement de la fiscalité sur le capital, les stocks-options et les actions gratuites". "Permettre aux cadres d'être actionnaires de leur société, c'est leur offrir une part de rêve" pour garder les meilleurs talents et éviter qu'ils rejoignent la concurrence, juge-t-il : "Ma réponse est claire : si je ne peux plus distribuer des lopins de terre, c'est-à-dire une part de capital de l'entreprise, je partirai". Charlès assure d'ailleurs que des dirigeants de Dassault Systèmes sont déjà partis. "Je ne vous dirai pas combien ont quitté la France, pas plus que le nombre de dirigeants qui y songent".
Il explique que sa décision de vendre ses actions Dassault Systèmes en décembre dernier pour 28 millions d'euros n'était pas un signe avant-coureur de son départ prochain : "J'ai réalisé cette opération pour payer des impôts liés au rachat d'autres titres qui venaient à échéance", explique-t-il.
Bernard Charlès s'en est pris au gouvernement, estimant que "ceux qui arrêtent ces mesures n'ont pas conscience des conséquences sur le secteur de la high-tech (...) Il faut savoir que, du côté de Munich, l'Allemagne favorise les start-up. Et que dire des Etats-Unis ou de la Corée".
Dassault Systèmes a réalisé un bénéfice net de 334,8 millions d'euros (+15%) en 2012, pour un chiffre d'affaires de 2,02 milliards d'euros (+14%). Il comptait 10.123 salariés fin décembre 2012, contre 9.556 un an plus tôt.