Inespéré. Voilà un qualificatif qui ne sera pas usurpé au moment d'évoquer le succès lyonnais de ce dimanche (2-1) contre une équipe de Bordeaux qui a finalement trop joué avec le feu pour s'en sortir à bon compte. Moyens au possible, menés durant 82 minutes, les Rhodaniens s'en sont remis à un final de feu pour s'en sortir avec trois points presque tombés du ciel, illustrés par les buts tardifs de Bedimo (90e+1) et Tolisso (90e+3). Qu'importe la manière, qu'importe si la prestation des Gones a frisé l'indigence durant près d'une heure et demie : les voilà cinquièmes, à 3 petits points des Verts et à 7 du LOSC, qu'ils peuvent continuer d'espérer rattraper d'ici la fin du championnat.
Partie vite malgré la promesse d'un duel tactique entre les deux entraineurs, la partie s'est éteinte après l'ouverture du score précoce des Girondins. Profitant de l'apathie générale dans la défense adverse, Saivet a profité d'un service quatre étoiles de Mariano pour smasher son coup de tête hors de portée de Lopes (1-0, 8e), concrétisant la bonne entame des joueurs de Francis Gillot. Dès lors, ces derniers vont se contenter de laisser l'OL venir, pratiquant un jeu direct et distillant au compte-goutte leurs sorties offensives. Sur des actions initiées de loin, Hoarau (45e) puis Sertic (52e) ont cru pouvoir creuser l'écart mais à chaque fois la conclusion a manqué d'un poil de précision.
Il faut dire qu'en face, les Lyonnais sont apparus totalement désorientés par le 5-3-2 mis en place un peu à la surprise générale par Rémi Garde en l'absence de Grenier et Gourcuff. Si bien que l'entraineur rhodanien a changé ses plans dès la 36e, sortant Koné pour repasser à un système plus classique en 4-4-2. Orphelin d'un véritable meneur, le collectif rhodanien va continuer à tousser en dépit des essais individuels de Lacazette, un raid solitaire (11e) et une frappe lointaine contrée (39e).
Les Lyonnais ont aussi fait état d'une certaine forme d'essoufflement physique, flagrante au moment de devoir mettre un coup de collier. Procédant par salves désordonnées, ils n'ont réellement inquiété l'arrière-garde girondine que sur un coup du destin, un télescopage entre Carrasso et Henrique dont aurait pu profiter Briand (61e). A trop vouloir gérer les Bordelais ont fini par plier coup sur coup dans un final payé au prix fort. Ils laissent passer une nouvelle fois le bon wagon, celui des prétendants à l'Europe que l'OL, lui, a un peu plus intégré ce week-end.
Bordeaux, une équipe classée 18e au Classement alternatif du Point.fr (Cap)
Lyon, une équipe classée 5e au Classement alternatif du Point.fr (Cap)