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Le Point.fr - Publié le <time datetime="2013-03-25T23:27" itemprop="datePublished" pubdate=""> 25/03/2013 à 23:27</time>

Des coups de feu ont été tirés lundi après-midi à proximité d'une crèche et d'une école à Montreuil (Seine-Saint-Denis)
et un homme a été blessé mais sa vie n'est pas en danger, a-t-on appris de sources concordantes.
Selon la préfecture de la Seine-Saint-Denis, il n'y a pas eu échange de tirs. Une source proche de l'enquête avait
auparavant indiqué que les tirs, qui ont blessé au flanc un homme de 25 ans, avaient donné lieu à une riposte. Les
coups de feu ont "apparemment" été tirés "juste devant la crèche", selon le maire EELV de Montreuil, Dominique
"Cela s'est passé vers 16H00, juste avant que les enfants sortent de l'école maternelle", toute proche, a souligné
Mme Voynet, précisant qu'il y avait à ce moment-là des parents dans la rue qui venaient chercher leurs enfants.
"Les enfants de l'école maternelle étaient à l'abri", a-t-elle précisé. En revanche, "des enfants de la crèche étaient
dans une cour en hauteur et auraient vu ce qui s'est passé, ils ont été très choqués", selon Mme Voynet. Une
source proche de l'enquête n'a pas pu confirmer que les enfants aient été témoins de la fusillade. "Des coups
de feu ont dû être entendus par les enfants", s'est-elle contentée d'indiquer.
"Auteur et victime appartiennent à la communauté des gens du voyage", a précisé une source proche du dossier,
tandis qu'une autre source évoquait "un différend familial" chez des personnes de cette communauté sédentarisées
et vivant à Montreuil. "Une gerbe de plombs" a été tirée à travers une palissade depuis la rue, vers la victime, qui
se trouvait dans un jardin, a ajouté une troisième source.
Un accueil psychologique pour les parents et élèves "qui ont entendu les balles siffler et ont besoin d'être écoutés
et de s'exprimer", est prévu mardi matin, a indiqué Mme Voynet. Le député PS de la circonscription Razzy Hammadi
a déploré "un traumatisme collectif pour les parents, enfants et professionnels de cet établissement". La police
judiciaire (SDPJ) de Seine-Saint-Denis a été saisie de l'affaire.