« TPP » prononcez « Tipipi », c’est l’expression qui agite toute une partie du monde: Australie, Nouvelle-Zélande, Singapour, Malaisie, Vietnam, Japon, Chili, Pérou, Etats-Unis.
Qu’est ce qui unit ces états d’Amérique du Nord, du sud, d’Océanie, et d’Asie du sud-est. Un océan: le pacifique. Et beaucoup plus dans les années à venir.
Car derrière ce sobriquet douteux de « Tipipi » (Transpacific PartnerShip) c’est un déplacement du centre de gravité du monde qui s’opère sous nos yeux. La nouvelle guerre du Pacifique sera une bataille d’influence.
Quelques jours après le très désespérant G20 de Cannes, les dirigeants de la zone pacifique (plus d’un tiers du PIB de la planète) se réunissaient à Honolulu. Dans son discours, Obama a été clair : «La région Asie-Pacifique est absolument essentielle à la croissance économique de l'Amérique. Nous considérons que c’est une priorité absolue. Nous ne pourrons pas combattre le chômage et développer notre économie sans la réussite de ce projet de développement Asie-pacique ».
Quelques jours plus tôt, Hilary Clinton avait appelé le pays a « regarder vers l’est pour présever notre leadership ».
Un sujet quasiment ignoré, sinon occulté en Europe. Mais un petit tour sur zone, au Japon par exemple, donne une idée de l’étendue des débats. Il n’est question que de ça : « Tipipi » sur toutes les chaines de télés, dans tous les « JT », tous les débats politiques. Et une seule question « Y aller ou pas ? ».
Car contrairement à ce que l’on nous montre, Obama passe beaucoup plus de temps à tenter de convaincre ses partenaires encore réticents à se lancer dans l’aventure qu’à donner des interviews en compagnie notre cher Président.
« Le TPP va devenir très vite, si ce n’est déjà le cas, un facteur clé pour le monde dans cette période économique morose » commente ainsi Simon Tay, président du Centre d’Etudes en affaires étrangères de Singapour.