L'essentiel
• Les tensions s'aggravent en Ukraine où la péninsule russophone de Crimée a échappé au contrôle de Kiev. Plusieurs milliers de soldats, dépourvus de signes d'identification mais vraisemblablement russes, bloquent les militaires ukrainiens dans leurs casernes et patrouillent dans les villes.
• G7 en tête, les Occidentaux multiplient les pressions sur la Russie, accusée d’avoir choisi la guerre, pour tenter de trouver une issue au conflit.
• Les ministres européens des Affaires étrangères se retrouvent à Bruxelles pour leur deuxième réunion d’urgence sur l’Ukraine en dix jours.
A lire aussi :le fil de la journée de dimanche et le reportage de notre envoyé spécial à Sébastopol.

21h35. Le Premier ministre ukrainien, Arseni Iatseniouk, a dénoncé l'«agression» dont son pays est victime de la part des Russes et répété que la Crimée restait un territoire ukrainien, dans un entretien au quotidien allemand Bild de mardi.
«Nos voisins russes ont commis une agression injustifiée sur notre territoire national sans raison (mais) la république autonome de Crimée était, est et reste un territoire ukrainien», a déclaré Arseni Iasteniouk au journal le plus lu d’Europe.
21h15. Les ministres des Affaires étrangères allemand Frank-Walter Steinmeier et russe Sergueï Lavrov ont dîné ensemble lundi soir à Genève, a-t-on appris de source diplomatique allemande. «Je peux vous confirmer qu’ils ont dîné ensemble», a indiqué cette source à l’AFP, précisant que le rendez-vous s’était décidé «au dernier moment».
Sergueï Lavrov était à Genève pour l’ouverture de la principale session annuelle du Conseil des droits de l’Homme des Nations unies à Genève. Il y a dénoncé les menaces de «sanctions» et de «boycottage» des Occidentaux, suite à l’action de la Russie en Ukraine, les États-Unis et l’Union européenne envisageant notamment de priver Moscou de son siège au G8.
Sergueï Lavrov s’était ensuite entretenu séparément avec le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon ainsi qu’avec le président en exercice de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), le président suisse Didier Burkhalter.
20h20. Le président des Etats-Unis Barack Obama affirme que la Russie est «du mauvais côté de l’Histoire»en Ukraine, et assure que la communauté internationale était unie pour rejeter l’intervention de Moscou chez son voisin. Il existe un consensus pour dire que la Russie a violé le droit international en Ukraine, a assuré Barack Obama aux journalistes, au début d’une rencontre avec le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou dans le Bureau ovale de la Maison Blanche.
«Je pense que le monde est largement uni pour reconnaître que les mesures prises par la Russie représentent une violation de la souveraineté ukrainienne (...) et une violation du droit international», a insisté le président, qui a aussi mis en garde Moscou contre des mesures concrètes de représailles. «S’ils continuent sur leur trajectoire actuelle, nous examinerons un ensemble de mesures économiques (et) diplomatiques qui isoleront la Russie», a-t-il prévenu.
20h15. L’Otan tiendra mardi une nouvelle réunion de crise sur la situation en Ukraine, à la demande de la Pologne qui estime que sa sécurité est menacée, a annoncé le secrétaire général Anders Fogh Rasmussen. Pour cette deuxième réunion après celle de dimanche, Varsovie a invoqué l’article 4 du Traité de l’Otan, qui prévoit que les 28 pays membres se consulteront «chaque fois que, de l’avis de l’une d’elles, l’intégrité territoriale, l’indépendance politique ou la sécurité de l’une des parties sera menacée».
20 heures. La Russie devra faire face à des pressions «diplomatiques, politiques, économiques et autres» pour avoir «violé la souveraineté et l’intégrité territoriale» de l’Ukraine, a souligné le Premier ministre britannique David Cameron (photo AFP) en souhaitant «envoyer un message très clair» lundi.
«Ce que nous souhaitons, c’est une désescalade plutôt que de voir la
Russie continuer sur la voie sur laquelle elle s’est engagée en violant la souveraineté et l’intégrité territoriale d’un autre pays. Défendre ce point de vue pourra nous conduire à recourir à des pressions diplomatiques, politiques, économiques et autres», a déclaré le chef du gouvernement britannique au 10, Downing Street, après avoir présidé un conseil national de sécurité. Il a par ailleurs qualifié de «très inquiétante» l’éventualité d’un ultimatum des forces russes aux militaires ukrainiens présents en Crimée, les enjoignant de se rendre sous peine d’être attaqués.
19h45. Les Etats-Unis préviennent que tout ultimatum lancé par la Russie à l’Ukraine à propos de la Crimée constituerait une «escalade dangereuse» dans cette crise internationale.
Le département d’Etat était interrogé sur une déclaration d’un responsable du ministère ukrainien de la Défense selon laquelle les forces russes avaient adressé un ultimatum aux militaires ukrainiens en Crimée, les enjoignant de se rendre sous peine d’être attaqués. «Si c’était vrai, cela serait une escalade dangereuse de la situation», a commenté la porte-parole de la diplomatie américaine Jennifer Psaki.
La porte-parole de la diplomatie américaine Jennifer Psaki a dit ne pas disposer d'«information indépendante» sur le sujet. «Mais, bien entendu, ces informations aujourd’hui de menaces d’usage de la force contre des infrastructures militaires ukrainiennes, si elles étaient vraies, constitueraient selon nous une escalade dangereuse de la situation», a-t-elle commenté. Jennifer Psaki a ajouté que Washington «en tiendrait la Russie directement responsable».
Ils ont en outre indiqué qu’ils réfléchissaient à «un large éventail de sanctions» à imposer à la Russie pour ses agissements en Ukraine. «C’est une action sur laquelle nous sommes vraiment préparés à avancer», a affirmé Jennifer Psaki, évoquant la possibilité de mesures punitives contre des personnes morales et physiques russes.
19 heures. L'Union européenne tiendra jeudi un sommet extraordinaire sur l'Ukraine, annonce Herman Von Rompuy. La chef de la diplomatie de l'Union européenne, Catherine Ashton, doit, elle, rencontrer le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov à Madrid demain.
18h45. L’Union européenne menace de remettre en cause ses relations avec la Russie en l’absence de «désescalade» en Ukraine. «En l’absence de mesures de désescalade de la part de la Russie, l’UE devrait décider des conséquences sur les relations bilatérales entre l’UE et la Russie», ont indiqué les ministres européennes des Affaires étrangères dans une déclaration, obtenue par l’AFP, à l’issue d’une réunion d’urgence sur la crise ukrainienne à Bruxelles.
Le texte évoque des conséquences pour «les discussions bilatérales avec les autorités russes sur les visas», de même que sur un nouvel accord de coopération. «Si il n’y a pas de mesures rapides et concrètes de désescalade, toute une série de contacts seront coupés», a confirmé le ministre français, Laurent Fabius. «Si la Russie ne décide pas de contribuer de manière crédible et rapide à la désescalade, nous devrons prendre des décisions qui affecteront nos relations avec la Russie», a déclaré son homologue allemand, Frank-Walter Steinmeier.
18h30. Les forces russes ont adressé un ultimatum aux militaires ukrainiens présents en Crimée, confirme à l’AFP un responsable du ministère ukrainien de la Défense. «L’ultimatum est le suivant : reconnaître les nouvelles autorités (pro-russes) en Crimée, déposer les armes et s’en aller, ou être prêt à subir un assaut», a dit Vladislav Seleznev, ajoutant qu’il en ignorait l’échéance précise.
18 heures. Mikhaïl Khodorkovski, libéré en décembre dernier après 10 ans de prison, propose ses bons offices «Nous nous trouvons aujourd’hui aux portes d’être impliqués dans une guerre civile en Ukraine», écrit l’ex-oligarque dans un communiqué, en ajoutant qu’il se «déclare prêt» à de rendre «à tout moment en Ukraine, à l’invitation de tout acteur civil responsable, de façon à aider ceux qui souhaitent éviter un bain de sang».
17h35. Le vice-président des Etats-Unis, Joe Biden, a téléphoné à Dmitri Medvedev pour l'appeller à un repli des forces russes en Ukraine, selon la Maison Blanche. Biden a été en pointe dans la gestion de la crise ukrainienne à la Maison Blanche, contactant le Premier ministre de transition Arseni Iatseniouk la semaine dernière après de nombreuses discussions en février avec le président Viktor Ianoukovitch, destitué depuis par le Parlement à Kiev.
Lors de l’appel à Medvedev, deux jours après une conversation entre Barack Obama et Vladimir Poutine, Biden a «pressé la Russie de replier ses forces, de soutenir le déploiement d’observateurs internationaux en Ukraine et d’entamer un dialogue politique concret avec le gouvernement ukrainien», selon l’exécutif américain.
17h10. Le Conseil de sécurité de l’ONU se réunira une nouvelle fois cet après-midi à New York à propos de la crise en Ukraine et en Crimée, annonce la présidence luxembourgeoise du Conseil. Cette réunion publique a été convoquée pour 15H30 locales (21h30 heure française) à la demande de la Russie, ont indiqué des diplomates. Il s’agira de la troisième réunion d’urgence du Conseil en quatre jours sur ce dossier.
A lire «La Russie va certainement cimenter la prise de la Crimée», interview de Nina Khrouchtcheva, l’arrière-petite-fille de Nikita Khrouchtchev, et professeur de relations internationales à New York. Et aussi «Poutine n'a pas interêt à aller au conflit armé», interview de Tatiana Kastouéva-Jean, spécialiste de la Russie à l’Institut français des relations internationales (Ifri).
17 heures. Le président de la chambre basse du Parlement russe (Douma), Sergueï Narychkine (photo AFP), estime qu’une intervention de l’armée russe en Ukraine n’est «pas nécessaire pour le moment». «La décision prise par le Conseil de la Fédération (sénat russe) nous donne ce droit, et nous pouvons l’utiliser si nécessaire, mais ce n’est pas nécessaire pour le moment», déclare Narychkine à la chaîne de télévision publique Russie 24. Interrogé par un journaliste lui demandant s’il y a une possibilité de trouver une solution à la situation en Ukraine par un dialogue politique, le président de la Douma répond «évidemment». «Je ne veux même pas, comme mes collègues, prononcer le mot "guerre".»

Pendant ce temps, dans les environs de Léningrad, Vladimir Poutine, accompagné du ministre de la Défense Sergueï Choïgou, vient assister à des manœuvres militaires. (Photo RIA Novosti. Reuters)
16h30. L’Union européenne, dont les ministres des Affaires étrangères se sont réunis en urgence à Bruxelles, a discuté d’éventuelles sanctions contre la Russie, selon un projet de déclaration consulté par l’AFP. En l’absence de mesures de «désescalade» de la part de la Russie, l’UE pourrait décider de «suspendre» les discussions avec les autorités russes sur la libéralisation des visas, selon le document. Le projet évoque aussi des «mesures ciblées, y compris un embargo sur les armes». Cette partie est encore en discussion et pourrait être modifiée, voire supprimée des conclusions.
16h20. En pleine crise en Crimée, la Russie lance un projet de construction d’un pont reliant son territoire à la péninsule ukrainienne. Le Premier ministre russe, Dmitri Medvedev (photo AFP), a signé un décret confiant à la société publique Rossavtotor la réalisation de ce projet dont les études techniques doivent être achevées d’ici à novembre. «Nous suivons attentivement l’évolution de la situation (en Ukraine), mais il y a des décisions qui ont un caractère contraignant», déclare Medvedev. La Russie et l’Ukraine avaient signé en 2010 un protocole d’accord sur ce projet de pont enjambant le détroit de Kertch, pour relier la région russe de Krasnodar à la Crimée.
La péninsule de Crimée est pour le moment accessible seulement en ferry. La futur pont, d’une longueur de 4,2 km et d’une largeur de 22 mètres, sera doté de trottoirs, d’une autoroute et d’une ou deux voies ferrées. Vingt millions de personnes environ pourront l’emprunter chaque année. Le coût du projet est évalué à 24 milliards de roubles (480 millions d’euros).
15h30. La Russie juge «inadmissibles» les menaces du secrétaire d’Etat américain, John Kerry, qui a dénoncé «l’invasion» de l’Ukraine par la Russie et évoqué de possibles sanctions internationales contre Moscou.
Le ministère des Affaires étrangères accuse Kerry de revenir à des «clichés de la guerre froide» et de ne pas avoir cherché à comprendre le processus complexe en cours dans la société ukrainienne. Le ministère accuse Washington d’avoir fermé les yeux sur «la russophobie rampante et l’antisémitisme» chez les manifestants de l’opposition, dont les représentants ont pris le pouvoir à Kiev. «Les Occidentaux sont maintenant des alliés de véritables néonazis qui détruisent des églises orthodoxes et des synagogues», selon le ministère.
14h10. Quelque 300 manifestants pro-russes ont pris lundi d’assaut l’administration régionale de Donestk (est de l’Ukraine), fief du président déchu Viktor Ianoukovitch, constate une journaliste de l’AFP. Après une manifestation ayant rassemblé entre 3 000 et 4 000 personnes brandissant des drapeaux russes et scandant «Russie, Russie !», un groupe de manifestants a brisé des vitres et pénétré dans le bâtiment dont ils occupent maintenant plusieurs étages.

Devant le siège du gouvernement régional à Donetsk. (Photo Reuters)
13h45. A Genève, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, dénonce à Genève les menaces des Occidentaux, qui envisageant notamment de priver Moscou de son siège au G8 : «Ceux qui essaient d’interpréter la situation comme une agression et menacent de sanctions et de boycottage sont les mêmes qui ont systématiquement encouragé le déni du dialogue et ont finalement encouragé la polarisation de la communauté ukrainienne.»

Sergueï Lavrov à Genève. (Photo Denis Balibouse. Reuters.)
13h30. Les deux indices de la place financière moscovite, le Micex et le RTS, plongent respectivement de 11,52% et 13,11% à la mi-journée. Les investisseurs craignent les conséquences d’une possible intervention russe en Ukraine pour l’économie russe déjà chancelante.
13 heures. Quelques-uns des dessins qui circulent sur la Toile :

«On ne panique pas, on s'organise»

«Nationalité ? Russe. Travail ? Non non, je visite juste»
12h20. Des militaires russes continuent de débarquer massivement en Crimée, en violation des accords internationaux, alertent les gardes-frontières ukrainiens. Au cours des dernières 24 heures, dix hélicoptères de combat et huit avions de transport russes ont atterri en Crimée, sans que l’Ukraine ne soit prévenue conformément aux accords entre les deux pays sur le statut de la flotte de la mer Noire russe, stationnée en Crimée, qui prévoient que Kiev soit informé 72 heures à l’avance de tels mouvements de troupe.

Des soldats non identifiés mais très probablement russes dans le village de Perevalnoye, près de Sébastopol. (Photo Baz Ratner. Reuters)
11h30. Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov (photo AFP), dénonce les menaces de «sanctions» et de «boycottage» alors que la Russie a été notamment fermement prévenue qu’elle pourrait perdre son siège à la table des grandes puissances, au sein du club du G8. «Ceux qui essaient d’interpréter la situation comme une agression et menacent de sanctions et de boycottage sont les mêmes qui ont systématiquement encouragé le déni du dialogue et ont finalement encouragé la polarisation de la communauté ukrainienne», déclare Lavrov lors de l’ouverture de la principale session annuelle du Conseil des droits de l’homme à Genève.
11h20. Le président déchu de l'Ukraine, Viktor Ianoukovitch, fait désormais l'objet d'un avis de recherche sur le site du ministère ukrainien de l'Intérieur, le MVS, relève dans un tweet le journaliste Christopher Miller.
11 heures. En «occupant» la Crimée, la Russie a déclaré la guerre non seulement à l’Ukraine mais aussi aux Etats-Unis et à la Grande-Bretagne, qui sont garants de la souveraineté de l’Ukraine, estime l’ex-Premier ministre Ioulia Timochenko (photo AFP). «Vladimir Poutine comprend bien qu’en nous déclarant la guerre, il la déclare aussi aux garants de notre sécurité, à savoir les Etats-Unis et la Grande-Bretagne», déclare-t-elle dans une vidéo disponible sur son site internet.
La Russie, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne se sont portés garants de l’intégrité territoriale de l’Ukraine en 1994, quand cette ex-république soviétique a renoncé aux armes nucléaires. «Je ne crois pas que la Russie franchira cette ligne rouge. Si elle le fait, elle perdra», souligne Ioulia Timochenko, selon qui l'«agression russe» aurait été impossible si l’Ukraine avait adhéré auparavant à l’Otan.

10h30. La situation en Ukraine constitue «la pire crise en Europe» depuis le début du siècle, estime le chef de la diplomatie britannique William Hague (photo AFP) dans une interview à la BBC. «C’est difficile d’établir un classement mais c’est certainement la pire crise en Europe du XXIe siècle et elle va requérir tous nos efforts diplomatiques», a déclaré le ministre britannique des Affaires étrangères, qui se trouve à Kiev.
«Il y a des mesures d’ordre diplomatique que nous avons déjà commencé à prendre», déclare Hague, qui avait annoncé dimanche que Londres suspendait sa participation aux réunions préparatoires du G8 de juin à Sotchi. «Il y a une série d’autres coûts significatifs. Je ne veux pas anticiper sur ce qu’ils vont être, ils feront l’objet de discussions entre mes confrères ministres des Affaires étrangères aujourd’hui, ils sont aussi l’objet de discussions avec les Etats-Unis, le Japon, le Canada et d’autres nations», a-t-il dit.
9h40. Les Etats-Unis annoncent demander l’envoi «immédiat» en Ukraine d’observateurs de l’OSCE (Organisation pour la coopération et la sécurité en Europe). Une telle mission devra notamment tenter d'«assurer la protection des droits des minorités» et «veiller au respect de l’intégrité territoriale», a plaidé l’ambassadeur américain Daniel Baer devant ses collègues.
9h30. Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon (photo AFP) doit rencontrer à Genève le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov. Les deux hommes auront un «déjeuner de travail» à la mission russe à 13h15, a indiqué à l’AFP une porte-parole de l’ONU à Genève, Corinne Momal-Vanian.
9 heures. Moscou subira «de graves conséquences» pour son intervention en Crimée ukrainienne, estime le ministre polonais des Affaires étrangères, Radoslaw Sikorski. «Nous savons que chez les rapaces l’appétit vient en mangeant. L’enjeu pour le monde libre est de s’opposer à cette logique», a déclaré le chef de la diplomatie aux journalistes.
<figcaption itemprop="description">Le Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk samedi à Kiev (Photo Andrew Kravchenko . AFP)</figcaption></figure>