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Henri Blaffart : Je pense que c'est une marque de confiance. Il a pu constater que nous respectons globalement nos engagements. Ce qui est dit aujourd'hui est assez incorrect. Le groupe fabrique 35% de ses produits plats carbone en France et y emploie environ 20.000 salariés. La France est un pays important pour ArcelorMittal. François Hollande et le gouvernement ont pu se rendre compte du sérieux de notre travail et de nos engagements.
Il était tout à fait clair que le projet Ulcos n'était pas prêt et nous avions déjà alerté l'Etat sur les difficultés techniques au cours des négociations. Aujourd'hui nous ne sommes pas prêts à passer à un démonstrateur industriel. Ce n'est pas faisable techniquement et raisonnable sur la plan de la sécurité.
Le prix de la tonne de CO2 est trop faible pour que le procédé soit viable, ce qui a conduit tous les autres industriels à retirer leurs projets. Nous nous sommes toutefois engagés à continuer à travailler sur cette technologie et nous respecterons notre engagement.
La Commission décidera de l'attribution du financement au démonstrateur industriel Ulcos la semaine prochaine. Il était très important de la prévenir au plus tôt. Le gouvernement français avait connaissance de cette décision.
Avec le gouvernement, nous avons décidé d'établir un calendrier prévisionnel sur le projet Ulcos 2 avant la fin du premier semestre 2013. Un budget de recherche de 13 millions d'euros a été décidé avec l'Etat. La répartition du financement n'a pas été fixée. Bien entendu, ArcelorMittal y participera.
Les problématiques techniques sont d'une nature telle qu'elles ne peuvent pas se résoudre en quelques mois. Cela va prendre du temps. Nous évaluerons notre éventuelle candidature en fonction de l'évolution des recherches.
Cet accord est bon pour Florange car il permet d'assurer l'avenir des activités aval. Il consolide aussi l'ensemble de notre dispositif industriel en France. Il était très important pour la Lorraine d'arrêter la phase liquide qui n'était absolument pas pérenne et pas du tout compétitive.
Les discussions étaient extrêmement intenses et constructives. Il a fallu d'abord passer par une phase de compréhension de la situation. La mission qui avait été demandée par le gouvernement à Pascal Faure a permis de clarifier les enjeux. Les négociations ont permis d'arriver à un résultat positif qui permettra d'assurer l'avenir de la filière aval de Florange.
Cette enveloppe est supérieure de près de 45 % aux 125 millions d'euros qui ont été investis à Florange dans la filière aval au cours des cinq dernières années. Sur ces investissements, qui sont tous stratégiques, 53 millions d'euros seront destinés aux installations pour le marché de l'automobile. Pour le reste, nous préparons un plan à cinq ans qui sera présenté aux salariés la semaine prochaine.
Nous nous sommes engagés à maintenir et à consolider cette activité pendant au moins cinq ans sur le site de Florange.
Absolument pas. Dans le périmètre d'Atlantique et Lorraine, il y a deux usines qui produisent des aciers pour emballage. Compte tenu de la faiblesse du marché européen, il a été décidé de concentrer l'activité de laminage du packaging sur le site de Florange. Ce qui entraîne la mise à l'arrêt temporaire de certaines lignes de production aval de Basse-Indre. En dépit de ce transfert, l'activité est préservée et l'emploi garanti pour les salariés du site.
Oui. Mais il faut comprendre qu'il est dangereux de ne pas s'adapter aux évolutions de la conjoncture.
Nous n'avions pas vécu de situation aussi difficile qu'en France. Aujourd'hui, il est important de restaurer le dialogue au plus vite avec tous nos partenaires.
Il a été interpellé par les accusations qui sont portées contre le groupe. Il espère que l'ensemble de nos engagements permettra d'y mettre un terme.
Globalement sur le site lorrain le personnel perçoit bien que le plan est positif. Il faut arriver à dépasser l'émotion suscitée par l'arrêt des hauts-fourneaux. Certains actes isolés ne sont pas raisonnables. A Basse-Indre et sur nos autres sites, nous allons travailler avec les salariés pour qu'ils comprennent bien le nouveau dispositif.