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L'avocate spécialisée des droits de l'homme et Prix Sakharov en 2012, Nasrin Sotoudeh, condamnée à six ans de prison, a bénéficié d'une permission de sortie de quatre jours dimanche soir 23 juin, selon la page Facebook de son mari, Reza Khandan.
>> A lire (édition abonnés) : "Nasrin Sotoudeh, emprisonnée, reste le cauchemar du régime iranien"
Avec elle, a été également libérée la journaliste féministe Jila Baniyaghoub, la lauréate du Prix Liberté d’expression de Reporters sans frontières. Elle a été élargie après avoir purgé sa peine d'un an de prison.
Ces photos ont été prises devant la prison d'Evin au nord de Téhéran peu après leur libération, dimanche 23 juin :
Devant la prison d'Evin : Nasrin Sotoudeh (foulard violet) et Jila Baniyaghoub (foulard vert et lunettes).
En prison depuis septembre 2010, Nasrin Sotoudeh a été condamnée pour "atteinte à la sûreté nationale" et "propagande contre le régime". Jila Baniyaghoub, elle, a été condamnée à un an de prison et 30 ans d'interdiction d'exercer son métier de journaliste pour "propagande contre le régime". Elle a été arrêtée pendant la vague de répression à la suite de la réélection contestée du président conservateur Mahmoud Ahmadinejad en juin 2009. Son mari, le célèbre journaliste Bahman Ahmadi-Amoui, est également emprisonné, à Rajaie-Shahr dans la ville de Karaj, près de Téhéran, condamné à cinq ans de prison pour "propagande contre le régime" et "insulte contre le président".
Vous pouvez lire, sur le blog Nouvelles d'Iran, une des lettres bouleversantes qu'il lui a adressée, en décembre 2011, et intitulée « Comme si tout le pays s’était transformé en une grande prison »
>> A écouter sur France Culture, un documentaire sur leurs échanges : « L'espace entre les barreaux, lettres d'une Persane »