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Le palais du Qatar a annoncé, lundi 24 juin, que le prince héritier, cheikh Tamim Ben Hamad Al-Thani, allait être nommé émir et a appelé les citoyens à lui prêter allégeance. Dans un communiqué, le palais précise que les Qataris sont invités mardi et mercredi à "prêter allégeance à son altesse cheikh Tamim Ben Hamad Al-Thani, comme émir du pays".
L'abdication de l'actuel émir, cheikh Hamad Ben Khalifa Al-Thani, en faveur de son fils sera une première au Qatar et dans l'histoire récente du monde arabe, où aucun souverain n'a jamais renoncé au pouvoir de son plein gré.
PAS DE CHANGEMENT MAJEUR
A 33 ans, cheikh Tamim sera le plus jeune souverain d'une monarchie du Golfe. Mais pour Eman Ebed Alkadi, d'Eurasia Group, cela ne signifie pas qu'il faille attendre des changements significatifs, tant dans les priorités intérieures qu'en matière de politique étrangère.
"Tamim contrôle depuis quelque temps un certain nombre de politiques essentielles pour le pays et partage le point de vue de son père sur le développement économique du Qatar et sur la politique de diversification de l'économie", estime-t-elle.
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Le budget qatari a par ailleurs été établi jusqu'à 2016-2017, et avec la préparation de la Coupe du monde 2022 qui bat son plein, "il y a peu de chances pour qu'on assiste à un bouleversement politique", ajoute Eman Ebed Alkadi.