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Le 19 mars à 6h00 par S. T. | Mis à jour il y a 9 heures lien
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"La justice reconnaît la présence excessive d'arsenic dans le béal du Sindilla, mais classe la plainte
déposée par les riverains, faute de preuve d'un "acte volontaire". La concentration en arsenic dans les échantillons prélevés le 11 janvier dernier dans le béal du Sindilla est très au-dessus des seuils requis
par la législation française, reconnaît le procureur de la République, Antoine Leroy. Pour autant, rien
ne montre qu'il s'agit d'un acte volontaire. L'infraction n'est pas constituée juridiquement. Je classe
la procédure sans suite".
Ce n'est qu'hier que le parquet de Carcassonne a rendu publiques les conclusions de l'enquête préliminaire ouverte en janvier dernier suite à la découverte d'eaux orangées dans le béal du Sindilla par un riverain (lire nos éditions précédentes).
Concernant les analyses réalisées par l'Office national de l'eau et des milieux aquatiques
(Onema), les résultats (*) sont sans appel : "L'Onema relève un taux de 4 500 microgrammes
d'arsenic total par litre d'eau, pour une norme française d'usage qui fixe le seuil biologique à 270
microgrammes, le seuil d'irrigation à 100 microgrammes et le seuil de potabilité à 10 microgrammes",
confirme d'abord le procureur de la République. Soit un taux 450 fois supérieur au seuil de
potabilité !
Mais le parquet nuance : "Mais dans les prélèvements faits 150 mètres plus loin, soit 40 mètres
après la confluence du béal et de l'Orbiel, le taux passe 280 microgrammes. La concentration reste
donc élevée mais l'arsenic est dilué". Pour le procureur de la République, la population "n'a pas
de raison de s'inquiéter". "Le problème de l'arsenic dans ce secteur date de la nuit des temps". Il
renforce ainsi le raisonnement du préfet de l'Aude qui, après avoir nié tout problème, a finale-
ment reconnu un phénomène de pollution, mais qualifié d'ancien et sans risque. "On ne peut pas
nettoyer la montagne !", résume le procureur.
Enfin, concernant la possibilité d'une fuite émanant du Pech de Montredon, où sont stockés les
déchets de la mine sous le contrôle environnemental du BRGM, le procureur affirme : "Nous
n'avons pas les moyens techniques de le vérifier". Les riverains apprécieront.