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Le conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) « est à l’aise pour agir le mois prochain », lors de la prochaine réunion de politique monétaire début juin, a déclaré son président Mario Draghi ce jeudi à Bruxelles. Il a insisté sur l’unanimité de l’instance de décision de l’institut d’émission à ne « pas être résignée » en face d’une inflation demeurant longtemps à un trop bas niveau.
Mario Draghi a ajouté que la BCE attendrait de connaître les prochaines prévisions macro-économiques de son staff interne avant de se déterminer à agir. Il n’a par ailleurs pas laissé entendre quel type d’action pourrait être entreprise : baisse des taux dans un cas classique, ou rachats d’actifs entre autre mesure non conventionnelle. Le premier effet de ces propos a été de faire descendre l’euro sous le taux d’1,38 dollar, après un plus haut depuis 2011.
Le cours élevé de la monnaie unique reste un grand souci pour la BCE dans un contexte de faible reprise économique, et parce que cela est un facteur de pression à la baisse sur les prix, déjà situés à un bas niveau, a encore déclaré le banquier italien. Il a souligné que les risques géopolitiques, venant notamment de la crise en Ukraine et avec la Russie, pouvaient impacter la zone euro « bien davantage que les autres parties du monde ».
Réunie à Bruxelles, la BCE a laissé jeudi son principal taux directeur inchangé au niveau historiquement bas de 0,25%. Cette décision était largement attendue par les analystes, après le léger rebond de l’inflation en avril et alors que les derniers indicateurs publiés confirment la poursuite de la reprise économique en zone euro.
Les données disponibles « suggèrent que la BCE n’a nul besoin d’agir maintenant », a estimé Holger Schmieding, économiste de la banque Berenberg, soulignant : « la crise systémique de l’euro est finie, l’économie a retrouvé une tendance à la croissance début 2014, les principaux indicateurs restent optimistes et les conditions du crédit se relâchent ».
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Quant aux prix en zone euro, ils ont augmenté de 0,7% en avril sur un an, après seulement 0,5% en mars. Cela reste toutefois loin de l’objectif de moyen terme de la BCE d’une inflation proche, mais sous la barre des 2%. Pour autant, le président de l’institution monétaire de Francfort, Mario Draghi, continue d’affirmer ne pas anticiper de déflation, synonyme de baisse générale des prix. Il estime même que l’inflation a atteint un plancher et devrait remonter progressivement.