Cela fait des mois que les sondages mettent le Front national en tête, entre 22% et 25%, et le Parti socialiste très loin derrière. François Hollande a donc décidé, avec cette tribunedans le quotidien Le Monde de sonner l’alarme.
Le président ne cite jamais nommément Marine Le Pen, ni le Front national, mais il ne laisse aucun doute quant à sa cible : « Des forces cherchent à défaire l’Europe en exhumant les peurs, en désignant l’étranger comme un bouc émissaire. »
François Hollande ne se contente pas de dénoncer. Il argumente sur l’abandon de la monnaie unique, proposition phare de Marine Le Pen par exemple : « La fin de l’euro, c’est une austérité implacable. Plus qu’une illusion, c’est un piège. »
Dramatisation
Avec cette tribune, François Hollande veut donc renverser tous les arguments de l’adversaire, avec un formule bien sentie : « Ceux qui se croient patriotes ne croient plus en la France. Sortir de l’Europe, c’est sortir de l’Histoire. » Dramatiser l’enjeu donc, pour éviter que dans la dernière ligne droite de la campagne, le FN ne creuse encore l’écart.