Suivi quotidien, flash d'actualités touchant l'économie,culture,environnement, société, politique,poésie, l'international.
La cour d'appel de Paris a suspendu le plan de restructuration chez PSA, qui prévoit 8.000 suppressions de postes, comme le demandait la CGT de Faurecia, filiale à 57% de PSA, a-t-on appris auprès de l'avocat des salariés, Me Fiodor Rilov.
Dans son arrêt rendu lundi, la cour « ordonne la suspension de la restructuration en cours jusqu'à la mise en oeuvre de procédures d'information-consultation » du Comité central d'entreprise de Faurecia des comités d'établissement des sites d'Auchel et Méru « ayant pour objet les conséquences de la réorganisation mise en oeuvre sur les emplois au sein de la société FII » (Faurecia Intérieur industrie).
Pour la direction du groupe, cette décision ne va toutefois pas avoir de conséquence sur la mise en oeuvre de son plan de restructuration. « Il n'y a pas de suspension du projet aujourd'hui car nous sommes en phase de négociations » avec une réunion qui se tenait mardi matin, a fait valoir un porte-parole. « La seule obligation est faite à Faurecia qui doit consulter son CCE », a-t-il ajouté.
La CGT affirmait que la direction n'avait pas rempli ses obligations d'information à l'égard des instances de représentation du personnel, en présentant son plan de restructuration.
Avant même cette annonce, le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a affirmé mardi matin qu'il n'approuvait pas les méthodes de la CGT de l'usine PSA d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) consistant à faire pression sur les salariés non grévistes.
« Je n'approuve pas les méthodes de la CGT ou d'autres qui consistent à faire de la pression en direction des salariés » non grévistes, a-t-il dit sur RMC et BFM-TV. Les ateliers ont rouvert lundi après 10 jours d'arrêt et une grève marquée notamment par quelques dégradations, violences et intimidations. « Nous nous démarquons clairement (de ces) méthodes d'intimidations ou (de ces) débordements. Je ne cautionnerai jamais les débordements et les menaces », a insisté le patron de la CFDT.
Plus d'informations à suivre