Eclairage :
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LE PROJET DE GAZODUC SHWE GAS DOIT ETRE SUSPENDU !
Edito :
La victoire d’Aung San Suu Kyi lors des élections législatives partielles du 1er avril semble indéniablement acquise. Pour autant, il est aujourd’hui prématuré d’annoncer une victoire écrasante de la Ligue Nationale pour la Démocratie, qui a présenté des candidats dans les 48 circonscriptions laissées vacantes. Certes, la LND a pu tester sa popularité, intacte depuis 24 ans, lors de grands rassemblements auxquels des milliers de Birmans ont participé. Mais c’est oublier un peu vite que la LND devra faire face à des adversaires, en premier lieu les candidats de l’USDP, le parti pro-militaire qui a raflé l’immense majorité des sièges lors des élections de novembre 2010. Resté étrangement silencieux ces dernières semaines, le parti militaire n’entend pas concéder du terrain à l’opposition démocrate, et compte bien profiter de ces élections pour renforcer sa domination au sein de l’institution parlementaire, quitte à user des méthodes éprouvées telles que le bourrage d’urnes, les intimidations, et l’achat de voix.
Cela risquerait de contrarier le scénario écrit à l’avance par la communauté internationale, chez qui souffle un vent d’optimisme résolu, et qui concentre toute son attention sur le scrutin, au détriment d’une vision plus globale. Aung San Suu Kyi, qui avait jusqu’à présent témoigné publiquement de sa confiance à l’égard du Président Thein Sein, a jugé bon de calmer les ardeurs en déclarant que « certains sont un peu trop optimistes sur la situation. Nous ne pouvons pas dire que nous sommes arrivés à un niveau où le danger de faire marche arrière est écarté. Beaucoup de gens commencent à dire que le processus de démocratisation est irréversible, ce n’est pas le cas ».
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