
Vendredi soir, avant de se pencher samedi sur le cas de la crise de la dette dans la zone euro, les dirigeants du G8 (Etats-Unis, Grande-Bretagne, Canada, Italie, France, Allemagne, Japon, Russie) et de l'UE avaient déjà effectué un tour d'horizon des dossiers géopolitiques brûlants.
La situation en Syrie a évidemment été un élément central des discussions. Revenant sur ce premier round du sommet, le président Barack Obama a affirmé samedi que les membres du G8 voulaient qu'un "processus politique" s'engage "plus rapidement" en Syrie, théâtre d'une révolte populaire réprimée dans le sang contre le régime de Bachar al-Assad. "Nous pensons tous qu'une résolution pacifique et une transition politique sont préférables en Syrie, nous sommes tous profondément inquiets de la violence qui s'y déroule, des vies perdues", a déclaré M. Obama, qui ouvrait les travaux de la seconde journée du sommet du G8 à Camp David (Maryland, est). Le président américain a aussi assuré que lui et ses partenaires soutenaient le plan de Kofi Annan, l'émissaire de l'ONU et de la Ligue arabe pour la Syrie, destiné à mettre fin aux violences.
Enfin, autre gros dossier largement abordé: le nucélaire iranien. Barack Obama a ainsi affirmé que le G8 était "uni" sur l'approche à adopter face au programme nucléaire iranien controversé, en ouvrant les travaux du second jour du sommet de Camp David (Maryland, est). "Nous sommes unis dans notre approche de l'Iran. Je pense que nous sommes tous d'accord sur le fait que l'Iran a le droit à un (programme) nucléaire pacifique, mais que ses violations continuelles des règles internationales et son incapacité à prouver jusqu'ici qu'il n'essaie pas de le militariser constituent un grave motif d'inquiétude pour nous tous", a indiqué M. Obama. A quelques jours de la reprise des discussions du Groupe des Six (Etats-Unis, France, Russie, Grande-Bretagne, Chine plus Allemagne) avec la république islamique à Bagdad, M. Obama a assuré que lui et ses partenaires nourrissaient des "espoirs" sur leurs résultats.