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Lieu de la fusillade meurtrière de dimanche matin rue Gambetta, le Theatro est situé non loin du secteur festif Masséna/Solférino de Lille. Photo : M.P/Metro
La commission de la vie nocturne aura une ambiance lourde ce vendredi. Réunie toutes les six semaines, elle rassemble les représentants des cafés et discothèques lilloises, des responsables municipaux ou encore la police nationale. Un nouveau tour de vis pourrait être décidé.
Car ce mercredi, la police a annoncé qu'elle allait demander la fermeture administrative, pour environ un mois, du Network. En cause, une altercation qui a fait deux blessés ... la veille de la fusillade du Theatro. La discothèque est accusée d'avoir servi un client déjà fortement alcoolisé : "On est passé de cinq fermetures administratives annuelles il y a cinq ans à une douzaine par an, indique Roger Vicot, adjoint à la sécurité. Il faut effectivement être ferme, même si la fusillade est un cas unique à Lille."
Alors va-t-on vers une remise en cause de la charte de la vie nocturne qui réglemente depuis 2003 les établissements fermant tard ? Alain Chapotel, représentant des bars de nuit du quartier Masséna, ne le souhaite pas, contrairement au leader de l'opposition Christian Decocq. Pour le premier, il s'agit en effet "d'un acte isolé". Quant à Franck Duquesne, propriétaire notamment de l'Entrepôt dans le quartier Solférino, il affirme ne pas constater "plus de bagarres qu'avant".
Très choqués, les videurs lillois demandent eux aussi à être entendus : "Les agressions, c'est tous les jours ou presque, témoigne Mouba. On se fait insulter, traiter de noms d'oiseaux, on nous crache dessus, on nous balance des bouteilles. Nous, on essaie juste de faire notre métier, ça ne mérite pas de se faire caillasser ou tirer comme des lapins".