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Le Monde.fr | <time datetime="2013-05-08T11:49:19+02:00" itemprop="datePublished">08.05.2013 à 11h49</time> • Mis à jour le <time datetime="2013-05-08T18:17:47+02:00" itemprop="dateModified">08.05.2013 à 18h17</time>
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Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne, avait réclamé la libération immédiate du grand mufti, estimant que "son arrestation est une atteinte flagrante à la liberté de culte". Les députés jordaniens avaient également voté à l'unanimité pour exiger le renvoi de l'ambassadeur d'Israël. Le premier ministre jordanien Abdallah Nsour a assuré que son gouvernement considérait ces "violations israéliennes" avec gravité.
L'incident qui a provoqué l'arrestation du dignitaire s'est produit, mardi, lorsque des policiers ont appréhendé un homme musulman qui souhaitait accéder à l'esplanade, mais qui refusait de présenter sa carte d'identité. L'altercation a dégénéré, et des fidèles musulmans ont lancé des chaises sur des visiteurs juifs du site.
"JOUR DE JÉRUSALEM"
Cette esplanade, qui abrite la mosquée Al-Aqsa et le dôme du Rocher, est le troisième lieu saint de l'islam. Elle est bâtie sur le site du second temple juif, détruit par les Romains en l'an 70 de l'ère chrétienne, dont le principal vestige est le mur des Lamentations, l'endroit le plus sacré du judaïsme. Les Palestiniens considèrent que la visite de fidèles juifs sur l'esplanade est une provocation. Cette esplanade est désignée par les juifs sous le terme de mont du Temple.
Ces violences coïncident avec la célébration du Jour de Jérusalem marquant l'anniversaire de l'annexion de la partie orientale de la ville par les Israéliens lors de la guerre des six jours, en 1967. Des milliers d'Israéliens ont participé à des marches et des cérémonies, mercredi.
