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le 28.10.11 | 12h40 3 réactions
La Mali dit non à une éventuelle intervention d’une force militaire étrangère sur son sol quelque soit la manière ou le motif, même si elle s’inscrit dans le cadre de la lutte antiterroriste.
Interviewé par la télévision algérienne, le président malien, M.Amadou Toumani a affirmé qu’étant « très jaloux de son indépendance et de sa sécurité », le Mali, en aucune manière, ne peut accepter qu’une force étrangère vienne s’implanter sur son territoire, même si cette force venait pour l’aider ».
Lors de cet entretien diffusé jeudi à la fin de la visite officielle de quatre jours que le chef de l’Etat malien a effectuée en Algérie, ce dernier a estimé que les pays du champ (Algérie, Mali, Mauritanie et Niger) sont « entièrement disposés » à combattre ensemble le terrorisme.
Le chef de l’Etat malien a appelé, en outre, à se pencher davantage sur la situation dans la région sahélo-sahélienne confrontée ces dernières années à diverses menaces transfrontalières comme le trafic d’armes et de drogue et une présence de « plus en plus accrue » de terroristes due à la crise en Libye
« Aujourd’hui, ce sont des armées entières (officiers, sous officiers et soldats) qui quittent la Libye lourdement armées et qui reviennent vers leurs pays d’origine et le Mali en fait partie », a-t-il dit.
« Nous avons une vision commune qui nous permet de nous mettre ensemble pour lutter contre le terrorisme et ses connexions (crime organisé) », a rassuré M.Amadou Toumani en précisant que la coopération demeure la réponse la mieux adaptée pour une lutte efficace.
Les entretiens entre la partie algérienne et malienne ont porté essentiellement sur cette problématique, notamment l’analyse de cette crise, la coopération en la matière et les solutions envisagées, a-t-il précisé